La Colombie choisit l’Abitibi-Témiscamingue comme partenaire à la COP16

  • Publié le 30 oct. 2024 (Mis à jour le 23 mai 2025)
  • Lecture : 2 minutes

L’Abitibi-Témiscamingue a signé une entente avec la ville colombienne de Cali, le 28 octobre, où se déroulait la Conférence sur la biodiversité dite COP16. Il s’agit d’élaboration de projets liés au tourisme régénératif : rendre un lieu en meilleur état qu'il ne l'était auparavant

« Paz con la Naturaleza» (Paix avec la Nature). Tel fut le message martelé par la COP16 qui s’achèvera le 1er novembre dans la contrée sud-américaine.

Et c’est le sens même de ce partenariat tissé entre l’Abitibi-Témiscamingue et Cali. Cette entente s’est cristallisée pendant un panel présentant le nouveau Pôle d’innovation en tourisme régénératif que la région témiscabitibienne va mettre en place, en collaboration avec MT Lab et le Centre Mondial d’Excellence des Destinations.

La signature s’est effectuée dans un bel écrin. « Ça s’est passé dans la salle de conférence de presse officielle de la COP16, devant des journalistes colombiens. On a eu beaucoup de rencontres. Ça a été un moment de fierté incroyable. Que Cali nous choisisse nous ? Wow ! Il devait y avoir 130 pays présents, j’imagine », s’enorgueillit la directrice générale de Tourisme Abitibi-Témiscamingue, Randa Napky.

 

 

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Frédéric Arsenault (membre du C.A. de Tourisme Abitibi-Témiscamingue) à droite, a signé une entente avec la ville colombienne de Cali et sa représentante Mábel Lara, secrétaire au Tourisme de Cali.

La métropole latino-américaine bénéficiera de l’expertise de notre région selon Mme Napky. Et le modèle est exportable mondialement. « En Colombie, on a beaucoup attiré l’attention générale car nous sommes une région minière. Normalement, c’est contre-intuitif. Malgré tout, nous, on parle de régénérer la biodiversité et d'en faire un legs pour la population locale », explique-t-elle.

Quelques exemples de régénérescence

La décontamination d'anciens sites miniers, transformés en destinations touristiques avec la création de chalets écologiques et éco-énergétiques, figure un exemple de tourisme régénératif.

Randa Napky insiste sur le fait que les lieux à régénérer sont variés. « Ça peut être un hôtel, une pourvoirie ou une municipalité qui décide de décontaminer une ancienne station d’essence. La régénérescence concerne tous les endroits attaqués par l'activité industrielle », conclut-elle.

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Randa Napky, directrice générale de Tourisme Abitibi-Témiscamingue, parle de régénérer la biodiversité et d’en faire un legs pour la population locale.

Le rôle de Tourisme Abitibi-Témiscamingue

Tourisme Abitibi-Témiscamingue pourra encourager les projets qui ont trait à la restauration de sites portant les « stigmates » de l’industrialisation en les décontaminant ou en les transformant. Cette régénération vise à rendre lesdits sites à nouveau attractifs et propres pour le tourisme.

La prochaine conférence sur la biodiversité (COP17) se tiendra en 2026. En 2022, la COP15 avait eu lieu à Montréal.

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