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24 janvier 2017

Patrick Rodrigue - prodrigue@lexismedia.ca

François Gendron assis sur un terrain contaminé

La réhabilitation du site jugée non nécessaire par le MDDELCC

©TC Media - Martin Guindon

La consultation périodique du Répertoire québécois des terrains contaminés peut conduire à des constats parfois surprenants. Comme d’apprendre qu’à Amos, le bureau du député François Gendron est construit sur un terrain contenant des substances cancérigènes.

Dix sites localisés en Abitibi-Témiscamingue ont été inscrits ou mis à jour en 2016 dans ce répertoire géré par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC). Du nombre, cinq sont maintenant réhabilités et ne font l’objet que de contrôles.

Souvenirs d’une ancienne station-service

Par contre, il est mentionné que le terrain du 261 de la 1re Avenue Ouest à Amos, qui accueille un immeuble abritant les locaux de la Financière agricole et du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) ainsi que les bureaux du député d’Abitibi-Ouest, est contaminé aux hydrocarbures aromatiques polycycliques (naphtalènes et phénanthrènes), aux hydrocarbures pétroliers et au benzène.

Ces substances cancérigènes ont été léguées par l’ancienne station-service voisine, fermée et démantelée depuis de nombreuses années et dont la réhabilitation du terrain a été complétée en octobre 2012. Le répertoire du MDDELCC précise cependant que la réhabilitation n’est pas nécessaire.

La contamination actuelle respecte le guide, ce qui justifie pourquoi une réhabilitation n’est pas nécessaire -Clément Falardeau

Le site respecte les critères

«La contamination localisée sous la dalle de l’immeuble est de niveau B-C, soit la limite maximale acceptable pour un terrain à vocation commerciale non situé dans un secteur résidentiel ou un terrain à vocation institutionnelle, résidentielle ou récréative. Comme le site accueille actuellement un bâtiment commercial sans résidence, le critère applicable dans le Guide d’intervention en protection des sols et en réhabilitation des terrains contaminés est le niveau C. La contamination actuelle respecte donc le guide, ce qui justifie pourquoi une réhabilitation n’est pas nécessaire», a expliqué Clément Falardeau, relationniste au MDDELCC.

Réhabilitation à venir

Le Répertoire des terrains contaminés indique également que parmi les dix sites régionaux inscrits ou modifiés en 2016, quatre n’ont pas encore été réhabilités, parmi lesquels figurent l’ancienne station-service de la mine Goldex à Val-d’Or et le site de la mine Mouska, dont les installations ont été démantelées en septembre 2014.

«Dans le cas de la mine Mouska, les travaux de réhabilitation ont débuté en 2016 et devraient être complétés en 2017, a fait savoir M. Falardeau. Quant à la station-service de la mine Goldex, la réhabilitation a été complétée en 2015. Lorsque le rapport final sera déposé, ce qui devrait avoir lieu cette année, la fiche du site sera mise à jour.»

La contamination en détail

Pour un terrain contaminé de niveau B ou C, comme c’est le cas des sols situés sous l’immeuble qui abrite les locaux de la Financière agricole et du MAPAQ ainsi que les bureaux de François Gendron à Amos, le MDDELCC a établi des limites très sévères à ne pas dépasser en matière de contaminants.

Ainsi, la contamination aux hydrocarbures pétroliers ne peut pas dépasser de 700 à 3500 milligrammes par kilogramme de matière sèche. Pour les naphtalènes et les phénanthrènes, la limite permise oscille entre 5 et 50 mg/kg. Quant au benzène, il s’agit de 0,5 à 5 mg/kg.

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