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22 août 2017

La FIQ inquiète pour la population

©TC Media - Anne Blondin

Les représentants de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) en Abitibi-Témiscamingue dénoncent le fait que la population n’ait pas été avisée de la décision de fermer 18 lits à Amos.

Sur le même sujet: Fermeture de lits à Amos: Transformation des pratiques

«Cela fait déjà plusieurs semaines que cela se prépare et aucune communication n’a été faite auprès de la population. C’est elle qui vivra avec cette coupure. Pire encore, le Centre intégré de santé et des services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue (CISSSAT) a procédé à la fermeture des lits pendant les vacances de la construction», a indiqué Carole Gendron, infirmière-clinicienne en santé mentale et présidente intérimaire du FIQ-CISSSAT

Pourquoi le gouvernement vient faire des coupures en région, alors qu’il y a des surplus à Québec?    -Carole Gendron

Selon Mme Gendron, la décision de fermer 18 lits irait également à l’encontre d’un rapport qui a été réalisé sur la question. «Ce rapport recommandait la fermeture de douze lits au total, dont six à la mi-septembre, a-t-elle expliqué. Cela permettait au CISSSAT de mettre en place les services de soutien et de réévaluer les impacts de cette fermeture de lits. Au lieu de cela, la haute direction a choisi de procéder à la fermeture de 18 lits dès la mi-août sans nous consulter.»

Pas prêts

Bien que le CISSSAT ait indiqué être prêt à faire face à cette fermeture de lits et assuré que des services d’accompagnement à domicile ou dans des ressources intermédiaires aient été mis en place, la FIQ est loin d’être du même avis.

«Lorsque nous avons demandé quelles étaient les ressources qui avaient été développées à l’externe pour recevoir les patients, la réponse a été très évasive. La direction ne savait pas encore ce qui serait fait. Je trouve cela totalement irresponsable, surtout que la population n’est pas au courant», a affirmé Carole Gendron.

Les lits qui ont été fermés servaient d’unités de débordement, principalement pour des personnes âgées. «Nous sommes conscients qu’elles n’avaient pas d’affaire en pédiatrie, mais où allions-nous les placer pour qu’elles puissent recevoir des soins? Elles n’avaient pas plus de places dans les CHSLD. Où vont-elles aller à présent, avec les coupures», a souligné Mme Gendron.

Coupure de postes

La présidente par intérim de la FIQ savait que des postes seraient coupés à l’Hôpital d’Amos, mais elle était incapable de quantifier les abolitions de postes.

«Le CISSSAT ne nous a pas encore communiqué cette information parce qu’il est tout simplement incapable de nous le dire. Nous savons qu’au moins neuf infirmières auxiliaires vont perdre leur emploi et que des infirmières vont s’ajouter à ce nombre», a déploré Carole Gendron.

Le CISSSAT réplique

Le CISSSAT entend bien maintenir la fermeture des lits à Amos. «La possibilité d'espacer les fermetures de lits a été discutée, mais n'a pas été considérée dans la décision finale. Les 12 lits à l'unité de médecine/chirurgie ont été fermés pour l'été en juin et ne seront pas rouverts», peut-on lire dans le courriel de la chef d’équipe en communication du CISSSAT, Renée Labonne.

Pour ce qui est de la perte d’emplois, il n’y en aurait aucune malgré la réorganisation des soins. «Les fermetures de lits entraîneront des modifications au niveau de la structure des postes des unités concernés, mais le personnel touché ne perdra pas d'emploi. En fonction de leur ancienneté, les employés se voient offrir des possibilités de postes, plusieurs postes étant disponibles, ce qui évite le recours à la main-d'œuvre indépendante», a répondu le CISSSAT.

En ce qui a trait au soutien à domicile, le CISSSAT tente d’optimiser les services déjà en place. «Cette optimisation vise à offrir le bon service au bon client lorsqu'il en a besoin. Par exemple, nous travaillons sur la réorganisation des déplacements pour les employés qui œuvrent à domicile afin que ceux-ci passent moins de temps sur la route et plus de temps auprès des clients», a signalé Mme Labonne.

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