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17 octobre 2017

Marc-André Gemme - magemme@lexismedia.ca

Déjà plus de 8500 tonnes de gaz à effet de serre en moins pour 8 entreprises

©Archives - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Le projet pilote de crédits carbone orchestré par la SADC d'Abitibi-Ouest et l’entreprise WILL donne déjà de bons résultats, alors que huit entreprises ont réduit d’environ 8500 tonnes leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) depuis 2010.

Les audits en entreprise ont récemment débuté. «Pour le moment, nous avons 8 entreprises sur un potentiel de 10 qui sont préquantifiées pour l’Abitibi-Témiscamingue», a expliqué la directrice générale de la SADC d’Abitibi-Ouest, Thérèse Grenier.

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La préquantification signifie que ces entreprises ont pu mesurer, à partir des actions qu’elles ont posées, la quantité GES qu’elles ont réduit. «Nous estimons que cela correspond à environ 8500 tonnes depuis 2010», a souligné Mme Grenier.

Des éliminations qui rapportent

Le projet est étalé sur une période de 10 ans, allant de 2010 jusqu’au 31 décembre 2019. Ainsi les entreprises participantes peuvent récupérer les crédits qu’elles auraient générés depuis 2010.

Chaque tonne de GES ainsi récupérée peut alors être vendue par l’entreprise WILL. Celle-ci s’occupe des transactions qui se font de gré à gré. Plusieurs entreprises désirant atteindre la carboneutralité achètent des crédits carbone par l’entremise de la Bourse du carbone ou par des entreprises comme WILL.

Une fois les crédits vendus, l’entreprise locale reçoit un chèque. Cette dernière reçoit 40 % du montant total de la vente et WILL garde le reste. Si cela semble inéquitable au premier coup d’œil, il faut garder en tête que l’entreprise locale n’a eu que très peu d’efforts à mettre pour recevoir ce chèque. C’est WILL qui fait les démarches auprès des acheteurs potentiels et qui négocie les ententes.

Les prochaines étapes

Du 17 au 20 octobre, Martin Clermont, expert quantificateur carbone sous licence avec la compagnie WILL, prévoyait visiter les entreprises participantes pour réaliser un premier audit afin de confirmer ce qu’elles ont affirmé dans leur rapport de préquantification.

«Ça va aussi permettre de documenter avec des pièces justificatives les efforts mis en place par les entreprises», a expliqué Thérèse Grenier.

Une fois toutes les vérifications faites, WILL va s’occuper de vendre les crédits carbone à d’autres compagnies.

Des efforts justifiés?

Lors d’une conférence avec M. Clermont, une des préoccupations des entrepreneurs intéressés par le projet était le temps requis pour justifier les réductions par rapport aux bénéfices potentiels.

Si, par exemple, une entreprise a réduit de 5 tonnes ses émissions de GES, mais que chaque tonne est vendue à 15 $ sur le marché, c’est un revenu potentiel de seulement 75 $. S’il coûte à l’entreprise quatre heures de travail à 20 $ de l’heure pour amasser tous les documents nécessaires pour prouver cette diminution, l’effort ne justifierait pas le gain.

Or, le coût de chaque tonne de GES n’est pas fixé. C’est WILL qui négocie avec les acheteurs potentiels. «Si une entreprise nous offre 100 $ la tonne, on va le prendre, c’est sûr», a lancé Martin Clermont.

«Si les entreprises ont un système comptable efficace, il sera très facile et rapide pour elles de sortir les preuves nécessaires», a souligné Thérèse Grenier. Ainsi les bénéfices peuvent devenir attrayants pour une entreprise qui peut rapidement fournir des états de compte de ses services énergétiques.

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