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27 Novembre 2017

Anne Blondin

Des choix déchirants pour le personnel du Centre des R.O.S.É.S

©depositphotos.com/michaeljung

À quelques jours de la Journée mondiale du Sida qui a lieu le 1er décembre, l’avenir du Centre des R.O.S.É.S de l’Abitibi-Témiscamingue est plus incertain que jamais.

Bien que de nombreuses percées médicales aient eu lieu dans le traitement du VIH/Sida au cours des dernières années, la Journée mondiale du Sida est toujours d’actualité.

«Ce n’est pas que nous ne voulons plus faire de prévention, mais il sera difficile de trouver les ressources humaines pour le faire» -Jessyca Tanguay

«Il y a encore des personnes qui vivent avec le VIH et surtout, il y a encore des nouveaux cas d’infection chaque année. Les préjugés concernant les personnes atteintes du VIH/Sida sont toujours présents. Il reste donc encore beaucoup de travail à faire», a indiqué la directrice générale du Centre des R.O.S.É.S, Brigitte Laliberté.

Afin de contribuer au rayonnement de cette journée, le Centre de R.O.S.É.S invite la population à utiliser le  mot-clic #rubanrougeat lors de vos interactions sur les médias sociaux.

Retrait du financement

Malgré l’importance du travail de soutien auprès des personnes atteintes du VIH/Sida et la prévention que l’organisme fait à la grandeur de la région, le Centre des R.O.S.É.S a perdu une grande part de son financement provenant du gouvernement fédéral.

«L’Agence de santé du Canada nous a offert une année de transition afin de diminuer nos activités graduellement. Du 1er janvier au 31 mars 2018, nous serons subventionnés pour trouver d’autres formes de financement et revoir les activités de l’organisme», a précisé Mme Laliberté.

En raison du retrait du financement, deux postes sur trois seront coupés.

«Je trouve ça choquant. Les gouvernements savent qu’au point où nous en sommes rendus sur la question du VIH/Sida, avec tous les traitements qui sont de plus en plus efficaces, nous pourrions enrayer le VIH d’ici 2030.  Cependant, on coupe dans les organismes qui font de la prévention. Ce qui me désole encore plus, c’est qu’aucun organisme en région éloignée ne sera subventionné à partir du 1er avril», a affirmé Mme Laliberté.

Moins de prévention

Les intervenants devaient faire le choix déchirant de maintenir les services de soutien aux personnes atteintes de VIH/Sida ou de poursuivre les services de prévention. Dès le 1er janvier, les demandes pour des ateliers de formation/prévention seront traitées à la pièce.

«Nous ne pourrons pas être aussi présents que nous l’avons été. Nous sommes connus des milieux jeunesse en région et ils aiment qu’on aille les rencontrer. Nous avions des projets dynamiques que nous ne pourrons plus soutenir et nous n’aurons peut-être pas les moyens de nous promener dans la région comme nous le faisions auparavant», a fait savoir Brigitte Laliberté.

«Il a fallu prioriser nos activités. Les gens sont inquiets qu’on ne fasse plus de prévention parce qu’il y en a peu dans les écoles et il y a une augmentation des cas d’infections transmisses sexuellement et par le sang (ITSS) dans la région», a rapporté Jessyca Tanguay, intervenante de prévention.

Les besoins en prévention sont criants, selon cette dernière. De nombreuses informations erronées en ce qui a trait aux ITSS circulent toujours dans la population. De plus, Mme Tanguay a constaté que de nombreuses personnes ne connaissent pas quelles sont les pratiques sexuelles à risque et l’importance de la contraception.

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