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16 février 2017

Patrick Rodrigue - prodrigue@lexismedia.ca

Le Nunavut, nouveau Klondike pour Agnico Eagle

©Gracieuseté - Agnico Eagle

«Nous avons un pas d’avance sur toutes les autres sociétés minières au Nunavut. Et cette avance, il faut la maintenir.»

En 2007, année où elle a fait l’acquisition de la mine Meadowbank, au 64e parallèle, Agnico Eagle a posé un pied solide au Nunavut. Depuis, elle est devenue propriétaire de Meliadine, un projet de plus de 10 millions d’onces d’or qu’elle s’apprête à mettre en production, et a découvert à proximité de Meadowbank un troisième gisement, Amaruq, doté d’un potentiel de 3,3 millions d’onces d’or présumées.

Loin de tout

L’exploitation d’une mine et le développement de projets miniers en milieu presque polaire – et très isolé, de surcroît – entraîne cependant son lot de défis. Le principal concerne la logistique des opérations.

«Nous devons coordonner énormément d’éléments et le faire à partir de Val-d’Or, a mentionné Denis Vaillancourt, directeur de l’exploration pour l’est du Canada chez Agnico Eagle. Par exemple, pour Meadowbank, nous avons seulement trois barges par année qui accostent au port de Baker Lake, sur les rives de la baie d’Hudson. Pour les activités d’exploration, on doit donc toujours planifier un an d’avance.»

À Rankin Inlet, la communauté où est établi l’aéroport permettant d’accéder à Meliadine, ce sont les conditions météorologiques qui posent problème. «Comme il y a de fortes variations et que celles-ci surviennent rapidement, l’avion ne peut pas toujours se poser. On doit donc le prévoir», a indiqué M. Vaillancourt.

Le défi de la main-d’œuvre locale

Un autre défi que doit relever Agnico Eagle, c’est la très faible disponibilité de main-d’œuvre locale spécialisée.

«Nous employons beaucoup d’Inuits, mais surtout dans des tâches comme la conduite de machinerie lourde. Les spécialistes viennent principalement du Sud. Nous demeurons cependant ouverts aux candidatures locales. C’est pourquoi nous avons mis en place des programmes de formation. Depuis quelques années, nous avons notamment une école de foreurs à Arviat, à environ 200 km au sud de Rankin Inlet», a fait savoir Denis Vaillancourt.

Coûts élevés

Les distances et l’éloignement se traduisent par des coûts élevés pour quiconque s’aventure au Nunavut. Cependant, comme Agnico Eagle est active dans ce territoire depuis maintenant 10 ans, les infrastructures et l’expertise qu’elle y a développées lui permettent de réduire ses coûts.

«Par exemple, pour l’exploration, chaque mètre de forage nous coûte environ 300 $ contre 700 à 800 $ pour les sociétés qui n’ont pas de base dans la région», a cité le directeur de l’exploration.

Avec un potentiel aurifère global connu totalisant 15,7 millions d’onces d’or dans un rayon de 300 km, le jeu en vaut toutefois la chandelle. «Meadowbank nous a permis d’implanter une base solide au Nunavut. Avec Meliadine, nous avons développé une expertise. À présent, Amaruq va bénéficier des deux. Nous allons être ici pour plusieurs décennies encore», a assuré M. Vaillancourt.

Agnico Eagle au Nunavut (en date du 1er janvier 2017)

Meadowbank: 943 000 onces d’or en réserves
720 000 onces d’or en ressources mesurées et indiquées
441 000 onces d’or en ressources présumées

Meliadine: 3,417 millions d’onces d’or en réserves
3,306 millions d’onces d’or en ressources mesurées et indiquées
3,552 millions d’onces d’or en ressources présumées

Amaruq: 3,283 millions d’onces d’or en ressources présumées

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