Carrières Avis de décès Classées Édition Électronique Rabaischocs.com

Recherche

Recherche par terme

Journaliste

Date de parution

_

Catégories

Économique

Retour

30 avril 2018

Patrick Rodrigue - prodrigue@lexismedia.ca

La Corporation aurifère Monarques veut profiter de l’effet papillon pour sauver son symbole

©Gracieuseté - Corporation aurifère Monarques

La relance par la Corporation aurifère Monarques des opérations et des projets miniers mis sur la glace par Mines Richmont pourrait avoir un effet bénéfique pour l’environnement grâce à un partenariat qui sort de l’ordinaire.

Propriétaire de la mine Beaufor, des usines Camflo et Beacon ainsi que des projets Croinor Gold et Wasamac, la société minière montréalaise s’est récemment associée à Mission Monarque, un projet scientifique piloté par l’Insectarium de Montréal consacré à la sauvegarde de ce célèbre papillon orangé, désormais considéré comme une espèce en voie de disparition.

On travaillait sur ce partenariat avec Mission Monarque depuis quelques mois déjà. Là, le cocon a enfin éclos -Jean-Marc Lacoste

«C’est un peu le destin qui nous a réunis, a commenté le PDG de la Corporation aurifère Monarques, Jean-Marc Lacoste. Notre nom et notre logo, qui évoque un papillon, nous a inspirés. On travaillait sur ce partenariat avec Mission Monarque depuis quelques mois déjà. Là, le cocon a enfin éclos pour donner naissance à une entente d’au moins cinq ans.»

Une plante essentielle

Cette collaboration prendra plusieurs formes. La Corporation aurifère Monarques s’est d’abord engagée à créer, sur l’ensemble des 300 km2 de propriétés qu’elle possède en Abitibi-Témiscamingue, des espaces pour la culture de l’asclépiade.

«C’est une plante qui est essentielle au monarque, a mentionné M. Lacoste. Quand on sait que depuis les 20 dernières années, le nombre de ces papillons a diminué de 80 %, on saisit très bien le rôle qu’elle va jouer dans notre campagne pour rétablir les populations. Sans compter que l’asclépiade est aussi reconnue pour attirer plusieurs autres insectes pollinisateurs.»

Contribution des Premières Nations

Trois Premières Nations anishnabe de la région pourraient aussi être mises à contribution dans ce partenariat. Par une curieuse coïncidence, lorsque la Corporation aurifère Monarques planchait sur son projet avec Mission Monarque, elle a appris que les communautés de Lac-Simon, Timiskaming et Kitcisakik avaient, de leur côté, entrepris des démarches auprès d’Ottawa afin d’obtenir des fonds pour protéger le monarque.

«On appelle ça l’effet papillon, je pense, a lancé Jean-Marc Lacoste. C’était vraiment un pur hasard, mais aussi un heureux hasard. On envisage à présent un partenariat avec les trois communautés. Leurs membres pourraient planifier la plantation de nos jardins forestiers et en assurer l’entretien.»

Souper gastronomique et visites scolaires

Un troisième volet de la collaboration entre la Corporation aurifère Monarques et Mission Monarque prendra la forme d’un souper-bénéfice qui aura lieu le vendredi 25 mai au Forestel de Val-d’Or.

«Nous avons prévu 200 places, a indiqué M. Lacoste. Il s’agira d’un souper gastronomique avec quatre services dont les plats seront inspirés des différents pays que traversent les monarques lors de leur migration du Sud au Nord. Et nous nous sommes engagés à doubler les fonds qui auront été récoltés lors de cette soirée.»

Le souper-bénéfice sera assorti d’une conférence de Maxim Larrivée, chef des collections entomologiques et de la recherche de l’Insectarium de Montréal et responsable scientifique de Mission Monarque. «Nous avons également prévu effectuer des visites de plusieurs écoles de Val-d’Or afin de sensibiliser les jeunes au monarque et à sa situation», a fait savoir Jean-Marc Lacoste.

Un exemple à suivre

Par voie de communiqué, Maxim Larrivée a chaleureusement remercié la Corporation aurifère Monarques pour son implication dans Mission Monarques. «Nous sommes convaincus que les gestes concrets que poseront les Abitibiens auront un impact positif sur la biodiversité de leur région tout en servant d’exemple ailleurs au Québec et au Canada», a-t-il fait valoir.

Commentaires

Inscrivez votre commentaire

Politique d'utilisation Politique de confidentialité

Agence Web - Caméléon Média