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17 juin 2018

Marc-André Landry - malandry@lexismedia.ca

L'accès à la propriété est plus difficile qu'il y a cinq ans

Acces propriété JLR Abitibi

©Martin Guindon - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Entre 2012 et 2017, l’accès à la propriété s’est détérioré seulement dans deux régions au Québec, soit en Abitibi-Témiscamingue et à Laval.

IMMOBILIER. L'Abitibi-Témiscamingue est l'une des deux seules régions du Québec avec Laval où l'accès à la propriété s'est détérioré entre 2012 et 2017.

C'est ce qu'indique JLR Solutions Foncières dans sa plus récente étude sur l'évolution de l'accès à la propriété au Québec et les tendances régionales. La firme calcule un indice d'accès à la propriété en établissant un ratio entre le salaire hebdomadaire médian et le paiement hypothécaire type.

«Ce qu'on remarque dans votre région, c'est qu'elle affiche une des plus fortes croissances de prix de vente des maisons sur cinq ans, soit 17 % (contre 10 % pour le Québec). Ça s'explique en grande partie par la vigueur de l'économie avec le marché minier qui va bien. Les maisons s'y vendent plus cher que dans plusieurs régions du Québec, dont le Saguenay-Lac-Saint-Jean, la Mauricie, la Gaspésie, Chaudière-Appalaches et le Centre-du-Québec», explique Joanie Fontaine, économiste chez JLR.

Elle rappelle que selon une étude publiée par JLR l'an dernier, les villes de Rouyn-Noranda (136 %) et de Val-d'Or (120 %) affichaient les plus fortes augmentations du prix médian des propriétés vendues entre 2007 et 2017 au Québec. Le prix médian dans la région était de 180 000 $ pour les résidences unifamiliales en 2017.

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Les revenus n'ont pas suivi

Or, le revenu médian des familles n'a pas soutenu le même rythme de croissance, à 10 % (contre 9 % pour le Québec). C'est ce qui expliquerait en partie pourquoi il est devenu plus difficile pour un ménage qui gagne le salaire médian d'acquérir une propriété dans la région.

«Le ratio a baissé de 1 % (78,2 en 2012 à 77,2 % en 2017) dans votre région durant cette période, alors qu'on a vu de bonnes améliorations partout au Québec», fait valoir Mme Fontaine.

Baisse de 7 % en un an

Toutefois, de 2016 à 2017, l'indice d'accès à la propriété a chuté de 7 % dans la région. «Mais dans ce cas-ci, la plupart des régions du Québec ont aussi subi des baisses. Par exemple, l'indice a baissé de 8 % à Laval», précise Joanie Fontaine.

En plus de la hausse du prix médian, les acheteurs de la région sont aussi confrontés à une hausse des taux hypothécaires depuis 2017, après plusieurs années de taux historiquement très faibles.

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