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21 août 2018

Patrick Rodrigue - prodrigue@lexismedia.ca

À un cheveu d’une mine de fer en Jamésie

BlackRock Metals boucle le financement de son projet de Chibougamau

Blackrock_Metals_Jean_Rainville_PDG

©Patrick Rodrigue

Lors de l’annonce du 21 août, le PDG de BlackRock Metals, Jean Rainville, a confirmé que l’argent de Québec était venu boucler le montage financier du projet, évalué à 1,3 milliard $. Il ne manque donc plus à la société privée que le certificat d’autorisation environnementale pour aller de l’avant.

BlackRock Metals n’est plus qu’à un cheveu de pouvoir sonner le coup de départ de son projet de mine à ciel ouvert de fer, de vanadium et de titane en Jamésie.

Le 21 août, Québec a annoncé l’octroi d’une contribution financière totalisant 248 M $ à cette société minière montréalaise privée fondée en 2008 et dont les bailleurs de fonds principaux proviennent de Hong Kong, des États-Unis et d’Oman. C’est d’ailleurs en raison de ce statut privé qu’on entend relativement peu parler d’elle et de son projet.

Le soutien du gouvernement, qui prendra la forme d’une prise de participation dans le capital-actions de BlackRock Metals, mais aussi de prêts, se chiffre à 185 M $ uniquement pour le développement de la mine, localisée à une dizaine de kilomètres au sud de Chibougamau. Une somme de 63 M $ sera aussi octroyée à la société pour faciliter l’installation d’une usine de transformation du minerai dans le secteur du terminal maritime de de Grande-Anse, au Saguenay-Lac-Saint-Jean. L’aide gouvernementale totalise donc 248 M $.

Objectif: été 2020

Lors de l’annonce faite sur le site de Grande-Anse, le PDG de BlackRock Metals, Jean Rainville, a confirmé que le soutien financier de Québec a permis de compléter le financement de son projet, évalué à 1,3 milliard $. Il ne manque donc plus que le certificat d’autorisation environnementale pour aller de l’avant.

Si tout se déroule comme prévu, BlackRock Metals estime être en mesure d’entrer en production à l’été 2020. La construction des infrastructures de la mine et de l’usine devrait donner du travail à plus de 800 personnes. L’opération de la mine créera pour sa part 200 emplois, tandis que 300 travailleurs seront requis à l’usine.

Gisement de classe mondiale

Découvert en 1954, le gisement BlackRock pourrait représenter un atout économique majeur pour la Jamésie. La société privée garde jalousement le secret de son ampleur réelle, mais l’étude de faisabilité du projet, déposée en septembre 2013, faisait état d’une production de 12,4 millions de tonnes de minerai et de 3 millions de tonnes de concentré par an, et ce, durant une douzaine d’années. Le minerai transformé serait ensuite destiné au marché international.

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