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22 août 2018

Patrick Rodrigue - prodrigue@lexismedia.ca

Saison de rêve pour les vacanciers, cauchemar pour les éleveurs

Foin

©Patrick Rodrigue - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Le manque de neige, l’hiver dernier, le froid qui s’est prolongé au printemps ainsi que le manque de pluie durant l’été ont conduit à une dégradation de la quantité et de la qualité des fourrages récoltés en Abitibi-Témiscamingue.

La météo plus que favorable aux vacanciers cet été n’a pas fait que des heureux dans la région. Combinés au temps froid qui s’est prolongé cet hiver, la canicule et le manque de pluie ont débouché sur une pénurie de foin qui commence à causer bien des maux de tête aux producteurs agricoles.

«À date, 111 de nos 132 producteurs inscrits au Programme d’assurance récolte de la Financière agricole du Québec ont bénéficié d’une avance pour pallier le déficit de fourrage. Seul un petit groupe de producteurs dans les environs d’Amos a été moins affecté», a indiqué le président de la Fédération de l’UPA d’Abitibi-Témiscamingue (UPA-AT), Pascal Rheault.

L’année 2018 a en effet réuni les pires conditions en matière de production fourragère. «Le manque de neige, l’hiver dernier, qui joue un rôle de couche isolante ainsi que le froid qui s’est prolongé au printemps a réduit les rendements pour la luzerne et le trèfle. La chaleur et la sécheresse qu’on a ensuite vécues pendant plusieurs semaines durant l’été a nui à la deuxième coupe», a mentionné M. Rheault.

Des solutions qui ne règlent pas tout

La troisième coupe de foin a débuté au Témiscamingue, mais les rendements ne seront pas au rendez-vous. Quant à l’Abitibi, les travaux commenceront plus tard, mais là aussi, ils ne règleront pas entièrement le problème.

«Certains producteurs ont été contraints de réduire leur cheptel, a signalé Pascal Rheault. D’autres vont faire plus de vache de réforme. D’autre encore vont ajouter davantage de moulée à l’alimentation des bêtes. Certains ont même commencé à importer du foin d’autres régions. Les gens ont vécu un superbe été pour leurs vacances. Nos producteurs, de leur côté, auraient bien aimé avoir un peu plus de pluie.»

Le président de l’UPA-AT redoute d’ailleurs de voir les conditions de l’année 2018 se reproduire de plus en plus souvent dans l’avenir. «Les changements climatiques, on les constate vraiment sur le terrain. On surveille ça attentivement», a-t-il fait savoir.

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