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10 octobre 2018

Dominic Chamberland - dchamberland@lexismedia.ca

«Des sauveurs pour plusieurs enfants et leurs familles»

La DPJ met ses intervenants en vedette

DPJ Abitibi

©Photo L'Éclat/Le Citoyen - Dominic Chamberland

Philippe Gagné, directeur de la protection de la jeunesse de l’Abitibi-Témiscamingue, en compagnie des intervenants Jenny Godbout, Simon Joseph et Manon Duval.

Pour son 15e bilan annuel, la DPJ a mis ses intervenants en vedette pour leur rendre hommage, ici comme ailleurs au Québec.

:«On veut leur témoigner notre immense gratitude pour leur précieuse contribution, leur engagement et leur passion dans leur travail, a mentionné le directeur de la protection de la jeunesse de l’Abitibi-Témiscamingue, Philippe Gagné.

«Nos intervenants reçoivent rarement des tapes dans le dos alors que, considérant ce qu’ils accomplissent dans des situations difficiles, ce sont des sauveurs, des héros, pour plusieurs enfants et leurs familles», a-t-il renchéri.

M. Gagné a fait remarquer qu’à chaque jour, ils sont des milliers d’intervenants (dans la province) à rencontrer des jeunes et leurs familles pour les accompagner dans leurs difficultés et les aider à les surmonter. «Nous avons la chance de miser sur des professionnels qui, portés par leurs convictions, tiennent ça à bout de bras et ont la cause des enfants tatoués sur le cœur», a fait valoir Philippe Gagné.

Les intervenants, souligne M. Gagné, sont exposés à des situations de grande détresse et de vulnérabilité, dans un univers complexe et sensible où se côtoient entre autres maladie mentale, toxicomanie et itinérance.

«Les conséquences et les souffrances qui en découlent sont multiples et ont un grand impact sur les enfants, avec les disputes conjugales, le délaissement parental, le mal de vivre, la criminalité des parents, la violence, les fugues et plus encore», a-t-il indiqué.

«Je ne me vois pas faire autre chose!»

Même si leur travail n’est pas toujours un jardin de roses, les trois intervenants rencontrés au Centre jeunesse de l’Abitibi-Témiscamingue à Val-d’Or ne voudraient pas changer de carrière. «Je ne me vois pas faire autre chose!», ont-ils tous affirmé.

Pour Simon Joseph, travailleur en hébergement, le bien des jeunes est sa priorité. «C’est une vocation. Il faut être créatif et s’adapter à chaque jeune, qui a sa propre histoire, a-t-il signalé. Un petit changement peut faire une grande différence. Il faut amener les jeunes à croire en eux.»

Manon Duval, intervenante en application des mesures du programme pour jeunes en difficulté, exerce sa profession par choix et par conviction. «Ce n’est pas le genre de tâche qu’on peut imposer à quelqu’un car c’est très demandant. Je le fais pour le bien-être, le développement et les droits des enfants, a-t-elle signifié. Ce travail n’est pas un quart de travail normal de 8 à 4; tu es toujours à la recherche d’outils pour améliorer des situations.»

De son côté, Jenny Godbout, réviseure de la DPJ pour les secteurs de Lac-Simon et de Kitcisakik, est motivée à l’idée de faire une petite différence dans la vie de beaucoup d’enfants. «Ce sont les adultes de demain, donc la base de la société, a-t-elle fait observer. La DPJ est un très beau secteur d’activité, bien structuré, où les gens sont bien encadrés. On n’est pas laissés à nous-mêmes.»

8,5 signalements par jour

Dans son bilan, la DPJ de l’Abitibi-Témiscamingue rapporte avoir traité 3113 signalements en 2017-2018 (pour une moyenne de 8,5 signalements par jour dans la région), ce qui représente une hausse de 5,7% par rapport à l’année précédente. Par contre, la variation des signalements retenus demeure stable avec une baisse de 0,8%, précise-t-on.

«La bonne nouvelle, c’est que la population se préoccupe de plus en plus des situations concernant les enfants et qu’elle fait confiance à notre organisation, souligne Philippe Gagné. La moins bonne nouvelle, c’est le niveau de détresse dans la région, qui est de 1,7 cas par 1000 plus élevé que la moyenne provinciale. Nous souhaitons donc intervenir davantage plus tôt, soit chez les 0 à 5 ans, pour améliorer la situation. Un intervenant de la DPJ qui entre dans la cuisine, ce n’est jamais très bien perçu, mais nos services de première ligne réalisent de belles choses avec les familles», affirme-t-il.

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