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28 Octobre 2018

Patrick Rodrigue - prodrigue@lexismedia.ca

Le nouveau visage de Lebel-sur-Quévillon

Quevillon

©Patrick Rodrigue

Fermée définitivement en décembre 2008, après trois ans de lock-out, l’ancienne usine de pâte de Lebel-sur-Quévillon devrait reprendre du service sous peu. Le maire Alain Poirier, qui compte aussi sur plusieurs projets miniers pour relancer l’économie locale, veut cependant sortir sa municipalité du risque mono-industriel.

Après plusieurs années de disette, Lebel-sur-Quévillon s’apprête à nouveau à mordre à belles dents dans la prospérité économique. Les nombreux projets miniers qui se développent sur son territoire modifient petit à petit le paysage de la municipalité nordique.

Maire de Lebel-sur-Quévillon depuis novembre 2013, Alain Poirier a vécu les années noires qui ont suivi la fermeture définitive, en 2008, de l’usine de pâte et de la scierie opérées par Domtar. Il a aussi vu se succéder les tentatives infructueuses pour en relancer les activités. Il voit donc d’un œil plus que positifs les travaux de réfection entrepris par Chantiers Chibougamau, depuis la fin 2017, pour redémarrer le moulin. Mais ce n’est pas tout.

«Osisko, Bonterra et Métanor investissent beaucoup dans leurs projets miniers respectifs. Les travailleurs et les contractuels sont plus nombreux sur notre territoire. Déjà, on note une hausse très marquée de l’achalandage dans nos commerces, particulièrement en hébergement et en restauration. Ça envoie un signal très positif. Ça se remarque dans le visage de nos concitoyens: ils ont l’air plus heureux. Ils peuvent à nouveau croire en l’avenir de leur municipalité», se réjouit M. Poirier.

«Les entreprises viennent exploiter les ressources du Nord, alors il est normal que les gens qui en vivent s’installent, eux aussi, dans ce même Nord» – Alain Poirier

Habiter le Nord

Le maire de Lebel-sur-Quévillon estime que les projets miniers sur son territoire devraient se traduire par la création de 800 à 1000 emplois au cours des prochaines années. Des gens qui viendront acheter des produits et services dans sa ville et, espère-t-il, y vivre.

«Les entreprises viennent exploiter les ressources du Nord, alors il est normal, à notre avis, que les gens qui en vivent s’installent, eux aussi, dans ce même Nord», souligne-t-il.

Le conseil municipal effectue donc beaucoup de démarches auprès des entreprises pour que leurs employés demeurent à Lebel-sur-Quévillon, notamment avec des incitatifs comme une réduction de taxes foncières. «Nous voulons d’ailleurs prolonger certaines rues pour ajouter de nouveaux terrains pour la construction résidentielle et amener de nouveaux services pour les entreprises», mentionne Alain Poirier.

Éviter le fly in / fly out

La dernière chose que le maire de Lebel-sur-Quévillon souhaite, c’est que les travailleurs miniers optent pour le fly in / fly out.

«C’est pourquoi nous insistons sur tous les services que notre municipalité est en mesure d’offrir à ses citoyens, que ce soit au niveau de la santé ou des loisirs, par exemple, et ce, malgré notre petite taille et notre éloignement des grands centres, fait-il savoir. Un comité d’accueil prend aussi en charge les nouveaux arrivants et ceux qui sont de passage et qui pourraient être tentés de s’installer chez nous. On veut mettre toutes les chances de notre côté.»

M. Poirier entend également tout faire pour éviter que Lebel-sur-Quévillon demeure une ville mono-industrielle. «Nous avons été très chanceux que les mines prennent le relais de la forêt lorsque Domtar a fermé ses portes, rappelle-t-il. C’est pourquoi nous voulons créer un milieu favorable aux PME afin de diversifier notre économie. Ce n’est toutefois pas évident: il faut faire preuve d’innovation. Mais j’ai confiance.»

Commentaires

1 novembre 2018

René Ayotte

En 2013 ma conjointe et moi étions à un cheveux de devenir des quevillonnais et quevillonaise en oeuvrant pour fortresscell, à l'ancienne usine de Domtar malheureusement le projet ne s'est pas concrétisé par contre avec son dynamisme Lebel-sur-Quevillon saura revivre et nous vous souhaitons bon succès . René Ayotte Trois-rivières

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