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29 Octobre 2018

Dominic Chamberland - dchamberland@lexismedia.ca

Cas de rage au volant qui finit bien

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©Photo - Archives

Une histoire de rage au volant a connu son dénouement lundi matin au palais de justice de Val-d’Or.

Une affaire de rage au volant qui aurait pu mal tourner s’est plutôt bien terminée, lundi matin au palais de justice de Val-d’Or.

Un homme de 46 ans a été condamné à une probation de 12 mois et à verser un don de 750 $ à la Maison des jeunes L’Énergiteck de Val-d’Or, après avoir plaidé coupable à une accusation de voie de fait armée à l’endroit d’un adolescent, l’arme en question étant son véhicule.

Selon les faits rapportés au tribunal par la procureure de la Couronne, Me Tania Bélanger, l’accusé, fâché de s’être fait dépasser par des jeunes roulant en scooters, a poussé l’un de ceux-là avec son véhicule lors d’un incident survenu en mai dernier sur le boulevard Forest à Val-d’Or. L’adolescent est alors tombé de son scooter pour subir de très légères blessures, soit des égratignures à un genou, a précisé Me Bélanger.

L’avocate du quadragénaire, Me Érika Marier, a ajouté que les jeunes en scooters avaient effectué ces dépassements après que le véhicule de son client, qui avait priorité, soit passé devant eux à une intersection. «Après l’incident, Monsieur a fait une déclaration incriminante aux policiers», a indiqué Me Marier en soulignant qu’au moment des faits, l’homme était en dépression et sous médication après être passé au feu et appris que son père souffrait d’un cancer et que son fils avait reçu un diagnostic de maladie.

«Je suis désolé des événements», a déclaré au tribunal l’accusé, un travailleur et père de trois enfants, dont deux toujours à charge.

Le juge Potvin: «On est chanceux»

Le juge Thierry Potvin, de la Cour du Québec, a donc entériné la suggestion commune de la Couronne et de la défense en imposant une probation de 12 mois et un don de 750 $ à L’Énergiteck. L’homme devra notamment garder la paix et avoir une bonne conduite durant sa probation, ne pas contacter la victime et fournir un échantillon d’ADN.

«Je serais porté à qualifier votre geste de dangereux et d’irresponsable, a lancé le juge Potvin à l’accusé, mais je comprends qu’une accumulation de mauvaises nouvelles puisse mener quelqu’un à sortir de son caractère, que personne n’est à l’abri de prendre une très mauvaise décision. La peine aurait pu être beaucoup plus sévère, car les conséquences pour le jeune en scooter auraient pu être graves. On est chanceux que ça se termine ainsi», a fait remarquer le magistrat.

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