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30 Octobre 2018

Martin Guindon - mguindon@lexismedia.ca

De Pikogan au Chemin des mille rêves

Véronique Rankin stimulée par son nouveau défi

Véronique Rankin Stanley Vollant

©Groupe CNW/Puamon Meshkenu – Chemin des mille rêves

Véronique Rankin en compagnie de Dr Stanley Vollant.

PORTRAIT. Non seulement Véronique Rankin de Pikogan réalise un rêve en prenant la direction de Puamon Meshkenu, elle s’apprête aussi à relever un défi très stimulant au sein d’un organisme dont elle admire la mission.

Puamon Meshkenu signifie Chemin des mille rêves en Innu. C’est le nom qu’a donné Dr Stanley Vollant à l’organisme qu’il a fondé dans la foulée sa grande marche Innu Meshkenu de 6000 km sur les routes du Québec afin de semer l’espoir dans les communautés autochtones.

L’organisme a pour mission d’inspirer et appuyer les membres des communautés autochtones afin qu’ils tracent leur propre chemin des mille rêves de façon holistique, c’est-à-dire mentalement, spirituellement, physiquement et émotionnellement.

Un défi stimulant

«C’est une organisation en démarrage. Je dois voir à son développement organisationnel. Il y a des éléments à instaurer, d’autres à solidifier. C’est un défi très intéressant de structurer une nouvelle organisation. Je suis très reconnaissante d’avoir été choisie», souligne-t-elle.

Véronique Rankin adhère pleinement à la philosophie de Puamon Meshkenou, qui veut donner de l’espoir à la jeunesse autochtone pour qu’elle découvre son plein potentiel, et développer le mieux-être en incitant les communautés à adopter de saines habitudes de vie. «C’est vraiment positif. Et les gens avec qui je travaille ont une attitude positive. Ils croient dans la mission. Le conseil d’administration (auquel siège Susie Basile, de Val-d’Or) est motivé à réaliser des activités, ce qui me donne beaucoup d’énergie», souligne-t-elle.

«Je suis aussi contente de travailler avec Dr Vollant au quotidien. C’est un intervenant brillant. J’apprends tous les jours» - Véronique Rankin

Bagage universitaire

En poste depuis le 3 octobre, Véronique Rankin pourra compter sur son important bagage universitaire pour atteindre ses objectifs. Titulaire d’une maîtrise et d’un diplôme de 3e cycle en administration publique de l’École nationale d’administration publique, elle poursuit maintenant une formation de 2e cycle en gestion stratégique de projets à l’Université Laval.

«J’aime étudier. Depuis que j’ai accouché de ma deuxième fille en 2008, j’ai toujours étudié en travaillant. J’aime me mettre à jour. Comme on fonctionne beaucoup aux projets, j’ai décidé d’aller chercher une formation pour bien comprendre cette dynamique», confie celle qui doit maintenir sa formation à jour en tant que membre de l’Ordre des administrateurs agréés.

Des racines profondes

Ses racines sont d’ailleurs bien ancrées dans le territoire Abitibiwinni Aki. La petite fille de Tom Rankin, chef de la Première Nation Abitibiwinni de 1945 à 1969, a toujours eu à cœur l’histoire et la culture de sa communauté. Elle cite feu Major Kistabish comme mentor et elle s’est impliquée dans l’exposition permanente au sous-sol de l’église de Pikogan.

«J’ai travaillé à la structuration des opérations à la station-service de Pikogan (Gazonord), lors d’un mandat de sept mois, avant de partir pour Québec en 2015 afin de poursuivre mes études au doctorat», fait-elle valoir.

Un parcours de 15 ans

Évidemment, elle mettra aussi à profit son expérience de plus de 15 ans au sein de diverses organisations autochtones et gouvernementales. Plus récemment, elle a été chargée de projets à la Commission de la santé et des services sociaux des Premières Nations du Québec et du Labrador de 2014 à 2016, puis coordonnatrice à la recherche et à l’amélioration continue au Regroupement des centres d’amitié autochtone du Québec en 2016-2017. L’an dernier, elle a pu faire un voyage en Nouvelle-Zélande pour voir les services offerts aux Maoris en milieu urbain.

C’est à regret qu’elle a dû quitter son plus récent emploi à la Régie régionale de la santé et des services sociaux du Nunavik. «J’étais contente du travail que j’y faisais, mais je ne pouvais passer à côté de cette opportunité de devenir gestionnaire. Ce fut un choix déchirant», reconnaît-elle.

Près de la jeunesse

Mère de trois filles, Véronique Rankin se réjouit aussi de travailler de nouveau près de la jeunesse et de promotion des saines habitudes de vie. Cette fois-ci, c’est son cheminement personnel qui sera mis à contribution.

«Je me suis impliquée comme athlète, puis entraîneure, accompagnatrice et juge auprès des jeunes pour les Jeux autochtones et les Jeux interbandes. Je viens d’ailleurs de participer cet été aux Masters Indigenous Games à Toronto, comme athlète. J’ai hâte de refaire des liens avec tout ce réseau de connaissances acquis lors de mes participations à ces événements», souligne-t-elle.

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