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06 octobre 2018

Martin Guindon - mguindon@lexismedia.ca

«Je veux être la voix de mes citoyens»

Suzanne Blais entend travailler avec la communauté

Suzanne Blais

©Photo La Frontière / Le Citoyen - Marc-André Gemme

La députée d'Abitibi-Ouest Suzanne Blais

ÉLECTIONS. La nouvelle députée d’Abitibi-Ouest Suzanne Blais sait que beaucoup de travail l’attend. Elle souhaite se faire le porte-voix de sa communauté et travailler en équipe.

«Une chose est sûre, je veux être la voix de mes citoyens, de mon comté. Je veux aussi apporter les réalités régionales à l’Assemblée nationale. Mais je veux surtout travailler en équipe. Toute seule, je ne pourrai rien faire. Ce qui est important, c’est de travailler avec les acteurs du milieu», confie la candidate de la Coalition avenir Québec élue avec une majorité de 195 voix, lundi soir.

Ces acteurs du milieu, elle les a rencontrés pendant sa campagne. Les dirigeants d’entreprises, les élus municipaux, les travailleurs de la santé, les représentants de l’éducation et les gens du communautaire. «Il y a beaucoup de choses à faire au niveau communautaire. Comme à La Sarre, il n’y a toujours pas de maison pour les femmes victimes de violence. On va travailler ensemble, c’est un beau dossier envers lequel je me suis engagée», affirme la propriétaire de la boutique Frérot Sœurette à Amos.

Un allié dans Abitibi-Est

Elle se voit aussi très bien travailler main dans la main avec son nouveau collègue Pierre Dufour, élu avec une solide majorité dans Abitibi-Est. «C’est le fils de ma grande amie Lucille et de M. Dufour. On n’aura pas de misère à travailler ensemble. Je ne pense pas avoir de mal à travailler avec Émilise (Lessard-Therrien, la nouvelle députée solidaire de Rouyn-Noranda/Témiscamingue) non plus. On va faire un beau travail d’équipe», assure-t-elle.

«Ce fut une élection serrée, mais plus le temps avançait, plus on sentait sur le terrain que les gens voulaient un vent de changement» - Suzanne Blais

Suzanne Blais se voit déjà défendre les dossiers pour lesquels elle a pris des engagements clairs durant la campagne électorale. «Je me suis engagée pour la maison des aînés à Palmarolle, c’est très important. Je me suis engagée aussi envers l’appareil d’IRM fixe à l’hôpital d’Amos. C’est mon cheval de bataille. Quand on parlait de santé durant la campagne, je rugissais. Ça touche une corde sensible chez moi, après avoir travaillé pendant 18 ans au centre hospitalier d’Amos. Il faut lui redonner ses lettres de noblesse, à notre hôpital, mais aussi à nos travailleurs de la santé», insiste-t-elle.

Double victoire historique

En remportant l’élection du 1er octobre dans Abitibi-Ouest, Suzanne Blais marque l’histoire deux fois plutôt qu’une. D’abord, elle a délogé le Parti québécois qui y régnait depuis près de 42 ans. «On a travaillé très fort. C’est beaucoup de travail pour une équipe de six personnes à temps partiel. Nos concurrents étaient des experts. On travaillait contre l’équipe Gendron qui est là depuis 42 ans», souligne-t-elle.

L’Amossoise devient aussi la première femme élue députée dans l’histoire de la circonscription électorale. «Je n’y avais pas vraiment pensé, on me l’a souligné à trois jours de l’élection. Ce qui m’avait beaucoup interpellée quand François Legault m’avait approchée pour devenir candidate, c’était le fait de voir plusieurs femmes dans son équipe, parce qu’il voulait une équipe paritaire. Je me suis dit qu’au niveau de l’Assemblée nationale, ça va changer la dynamique. J’aime la politique positive. Toujours se chicaner, j’ai de la difficulté avec ça», fait-elle valoir.

Une belle campagne

Suzanne Blais a d’ailleurs adoré sa campagne électorale. «Ce que j’ai beaucoup aimé, c’est le respect entre tous les candidats. J’ai aussi aimé rencontrer les gens. J’ai fait ma tournée aujourd’hui et les gens me félicitaient, m’encourageaient. Ces beaux signes-là, je les ai eus tout le long de la campagne. J’étais fatiguée et on me faisait un sourire, on me donnait une tape dans le dos ou on me faisait un câlin et ça me redonnait de l’adrénaline pour continuer», raconte celle qui aussi beaucoup apprécié de voir son chef François Legault venir dans la région à cinq reprises.

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