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06 octobre 2018

Marie-Eve Bouchard - redactionrouyn@lexismedia.ca

Rouyn-Noranda vu par… Jacques Marchand

Jacques Marchand

©Photo gracieuseté - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Jacques Marchand

Le sympathique chef de l’Orchestre symphonique de l’Abitibi-Témiscamingue est une figure bien connue de Rouyn-Noranda. L’homme à la moustache est très attaché à sa ville natale et est heureux de la faire vibrer au rythme de sa musique, que ce soit avec sa baguette de chef ou derrière un piano.

Un souvenir qui vous rappelle votre enfance et qui est rattaché à Rouyn-Noranda?

Je suis natif de l’avenue Principale, juste en face de l’édifice qui abrite aujourd’hui Assurances Rivard. Enfant, je montais sur le toit pour regarder les gens passer sur la rue. À cette époque, il y en avait, du monde sur la Principale! Il y avait une masse de gens qui se promenaient sur les trottoirs, avec les autos qui klaxonnaient. J’avais un plaisir fou à observer, du haut du troisième étage. C’était comme des fourmis et les autos, comme de grosses bibittes à coquille.

Quelque chose ou un moment que vous aimeriez revivre à Rouyn-Noranda?

Ma première fois sur une scène à 12 ans. Je participais à un concours amateur et ça ne faisait que deux mois que je jouais du piano. C’était un numéro plutôt comique… Mais je me souviens du plaisir que j’ai eu sur la scène. Je me suis dit: ça, c’est chez nous! C’est ça que je veux faire! Malgré le trac, encore, je suis bien sur une scène.

Un personnage marquant de Rouyn-Noranda?

Réal Caouette. Personne ne votait pour lui. Pourtant, il était toujours élu. Il parlait au monde, un peu comme François Gendron. Quand on lui demandait quelque chose, il se chargeait de trouver la réponse. Il y a aussi Mgr Hamelin, qui était un simple, un homme de la rue. Si le monde ne pouvait être à l’église, alors l’église allait à eux. Il n’avait pas une grosse tête.

Un endroit favori à Rouyn-Noranda?

L’Abstracto pour le café et l’atmosphère. C’est aussi là que ç’a commencé avec ma blonde (Isabelle Fortin, premier violon dans l’orchestre).

Qu’est-ce qui fait la réputation de Rouyn-Noranda au niveau du tourisme?

La chaleur des gens. On a la réputation d’être accueillant, puis on a un milieu dynamique, ouvert aux autres cultures. On n’a peut-être pas de Rocher-Percé, mais quand les gens viennent nous voir, on est chaleureux.

Votre resto favori à Rouyn-Noranda?

D’ici et d’ailleurs, parce qu’on y découvre d’autres cuisines. Puis, ça appartient à mon neveu (rires). On peut y parler sans que la musique soit à tue-tête. Il y a aussi tout le côté familial qu’amène Alain.

L’artiste que vous appréciez le plus à Rouyn-Noranda?

Richard Desjardins. C’est un grand ami, malgré une certaine compétition (rires). C’est un grand personnage.

Quel est le principal défi que Rouyn-Noranda doit relever?

Plusieurs défis, dont l’entretien du réseau routier et, surtout, de continuer à soutenir le milieu culturel quel qu’il soit.

Quel avenir entrevoyez-vous pour Rouyn-Noranda?

Très dynamique avec toute la relève qui est là. La ville s’embellit avec des projets comme la murale hommage à Desjardins. C’est en quelque sorte un miracle, alors qu’à une certaine époque, on ne voyait pas l’autre côté du lac Osisko tellement il y avait de pollution. Je me souviens que lorsque nos vêtements touchaient à l’eau, lorsque j’étais enfant, on ne les lavait même pas. Dans le secteur Rouyn, il n’y avait plus d’arbres. C’était très laid. Ç’a commencé à s’embellir avec le projet Villes et villages en santé, mis sur pied par le docteur Réal Lacombe, le père de Rosalie Chartier-Lacombe. Maintenant, la ville est belle, avec des pots de fleurs l’été, la piste cyclable, les sentiers pédestres. C’est le futur Montréal du nord.

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