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07 Octobre 2018

Marie-Eve Bouchard - mebouchard@lexismedia.ca

Les frissons d’un premier roman «adulte» pour Amy Lachapelle

Les frissons d’un premier roman «adulte» pour Amy Lachapelle

©Photo gracieuseté - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Avec Toi et moi ça fait six, Amy Lachapelle signe son premier roman pour adultes et explore le thème de la belle-mère sous un angle humoristique et authentique.

S’il est fort courant, le rôle de belle-mère demeure peu exploité dans la littérature. S’inspirant de sa vie, des anecdotes des autres et d’une bonne part d’imagination, Amy Lachapelle, originaire du Témiscamingue, présente son premier roman «pour adultes» avec Toi et moi ça fait six, qui aborde ce thème avec authenticité et humour.

Ceux qui connaissent personnellement Amy Lachapelle passeront donc le livre à associer le personnage d’Evelyne Bonenfant à l’auteure et à tenter de démêler le vrai de l’imaginaire. Ce qui amuse grandement cette dernière.

«On disait, dans mes romans jeunesse, que mes personnages me ressemblaient quand j’étais ado. C’est sûr qu’il y a une partie de moi, de mes valeurs. Mais il y a aussi une bonne part d’imaginaire», assure-t-elle.

Amy Lachapelle

©Photo gracieuseté

Le grand amour… et quatre enfants

Ainsi donc, Evelyne Bonenfant rencontre l’amour avec un grand A lors d’une soirée de prémariage relativement bien arrosée. Sauf que l’heureux élu vient non pas avec un enfant, ni deux, mais bien quatre. Si elle accepte la vie de famille avec grand bonheur, elle ne veut surtout pas tenir le rôle de l’affreuse belle-mère.

C’est en discutant avec sa sœur, Karen, elle aussi dans le domaine de l’édition, que l’idée du livre a pris forme. «Disons que les gens aussi sont curieux quand ils apprennent que, du jour au lendemain, tu t’es retrouvée dans une famille avec quatre enfants. Ça fait réagir et les gens te racontent des anecdotes», mentionne-t-elle.

Jumelée à l’imaginaire bien riche de l’auteure, la table était mise pour un premier roman adulte. «Tu te rends compte que tu n’es pas toute seule dans ta situation en tant que beau-parent et que tu vis une réalité bien différente que celles des parents. Il y a pas mal de tribunes pour raconter ce que vivent les parents, comme les mères indignes et autres, ais il y a peu d’histoire sur le sujet des beaux-parents. Quand on pense qu’un couple sur deux se sépare, ça fait pas mal de gens dans la situation. J’avais envie de l’aborder», expose-t-elle.

Le lâcher-prise

Comme lors d’un nouvel amour qui se développe, Amy Lachapelle a le bonheur de retrouver la fébrilité qui habite l’auteur qui ouvre la boîte de son premier livre. «Je l’ai fait en compagnie des enfants de mon chum, qui étaient tout autant excités. Il y avait quelque chose d’électrique dans l’air», se souvient-elle.

Surtout que, pour la première fois, Amy Lachapelle est entourée d’une grosse équip,e alors que le livre est publié sous la bannière Libre Expression. «J’ai dû apprendre à lâcher prise, alors que pour tous mes autres romans, j’étais habitué d’être de toutes les étapes. Là, il y a du personnel différent pour chaque étape», explique l’auteure, qui se sent bien entourée.

Et la littérature jeunesse?

Amy Lachapelle a signé plusieurs romans jeunesse, à succès d’ailleurs, au cours des dix dernières années avant de trouver le filon pour tenter sa chance du côté du roman adulte. «Quand on me posait la question si un jour j’allais écrire pour les adultes, je répondais toujours non. J’expliquais que je n’avais rien à dire aux adultes. Mais avec mon expérience personnelle, mon discours a changé», indique-t-elle.

Il a donc fallu, pour l’auteure, trouver sa plume. «Dans la littérature jeunesse, il y a plus de contraintes. Il faut toujours écrire en pensant à ce que le lectorat est capable de prendre. Dans le roman pour adultes, on peut presque tout dire. Je me suis permis plus, avec des mots plus crunchy, pour avoir le plus d’authenticité. Ce fut le travail de l’éditeur de raffiner le tout», mentionne-t-elle.

Amy Lachapelle travaille déjà à un second roman, qui touchera un tout autre sujet. «Les gens me demandent déjà si je vais écrire la suite. C’est sûr que j’ai du matériel, mais je vais commencer par voir la réception de celui-ci avant de penser au deuxième tome. Mais je ne ferme pas de porte», signale-t-elle.

Sans compter, qu’elle écrit toujours pour la jeunesse en parallèle. «Je travaille d’ailleurs sur le quatrième tome de Raf à la rescousse avec Nadine Descheneaux. C’est plus une question de gestion d’horaire. Mais, je tiens à faire les deux», affirme-t-elle.

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