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07 octobre 2018

Patrick Rodrigue - prodrigue@lexismedia.ca

Une mine presque invisible à Évain

Goldex_rail_veyor

©Corporation aurifère Monarques

Monarques entend recourir à la technologie Rail-Veyor pour acheminer son minerai à la surface, ce qui éliminera le recours à un puits.

Avec la mise en exploitation possible du gisement Wasamac, à mi-chemin entre Évain et Arntfield, la Corporation aurifère Monarques souhaite développer un modèle de mine exemplaire, pratiquement invisible.

La société minière prépare actuellement une étude de faisabilité sur ce projet que l’ancienne propriétaire, Mines Richmont, avait essayé de développer en 2012, mais qu’elle avait dû mettre sur la glace en raison de conditions économiques défavorables.

Le document devrait avoir été complété en décembre. Il comprendra notamment l’analyse de la conception, de l’ingénierie et des coûts pour la mine, l’usine de traitement du minerai, le parc à résidus et tous les services et infrastructures connexes au développement et à l’exploitation du gisement. La production envisagée devrait être de 6000 tonnes de minerai par jour pendant 12 à 15 ans, pour des ressources globales totalisant présentement 2,6 millions d’onces d’or.

Aussi discrète que possible

«Nous voulons que ce projet puisse être en mesure de satisfaire aux critères économiques et environnementaux et qu’il réponde aux exigences des communautés locales», a déclaré le PDG de Monarques, Jean-Marc Lacoste, par voie de communiqué.

Ainsi, la société minière optera pour la construction d’une rampe jumelle. Celle-ci acheminera sous terre le minerai jusqu’à une unité de transbordement, à la surface, à proximité de la voie ferrée. Pour ce faire, Monarques entend recourir au système de convoyeurs souterrains Rail-Veyor, une technologie employée avec succès dans la mine Goldex d’Agnico Eagle. «Cela aura pour effet d’éliminer les dépenses considérables requises pour la construction d’un puits», a fait valoir M. Lacoste.

Monarques implanterait aussi son usine et son parc à résidus du côté nord de la route 117, à proximité du chemin de fer, donc à une plus grande distance des secteurs habités que le prévoyait le projet de Mines Richmont. Les résidents du rang des Cavaliers et du lac Hélène, dont la quiétude devait être perturbée à l’époque, seraient donc beaucoup moins affectés par les opérations.

La société minière n’écarte pas non plus la possibilité d’effectuer l’usinage à forfait du minerai dans l’une des nombreuses usines de l’Abitibi-Témiscamingue ou du Nord-Est ontarien. Celui-ci serait alors transporté par train, ce qui réduirait les impacts sur les résidents du secteur engendrée par la circulation constante de camions lourds.

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