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08 octobre 2018

Marie-Eve Bouchard - redactionrouyn@lexismedia.ca

Repousser les limites pour Luc Langevin

Luc Langevin

©Photo gracieuseté

Avec Maintenant demain, Luc Langevin propose 12 illusions inédites.

Pour son nouveau spectacle, Maintenant demain, Luc Langevin a pris son temps. L’objectif pour l’illusionniste était de repousser les limites, d’aller au-delà de ce qui se fait en matière de magie. Ce qui semble avoir été réussi, puisqu’il s’agit d’un succès autant critique que public.

«Je voulais que les gens continuent de s’émerveiller, de se questionner, de ne pas comprendre comment on arrive à faire ça. Mais je voulais aussi faire rire, avoir un peu de suspense et transporter littéralement les spectateurs», explique Luc Langevin.

Ce spectacle, qui sera de passage à Rouyn-Noranda, Amos et Val-d’Or, se démarque avec tout ce qui se fait en matière de magie à l’heure actuelle au Québec. «C’est pour ça aussi que j’ai voulu travailler avec René Richard Cyr à la mise en scène. Parce que je voulais un cocktail différent pendant 1h45 avec une histoire, un fil conducteur qui relie chaque numéro. Je me livre un peu plus aussi sur scène. Nous avons conçu 12 illusions inédites spécialement pour le spectacle», détaille Luc Langevin.

Prendre des risques

Pour l’illusionniste, il s’agit d’un risque artistique puisqu’il a dû travailler la livraison du texte et l’expression des différentes émotions et, également, d’un risque financier, puisqu’avec autant de numéros sur mesure, les coûts de production ont explosé.

Il est particulièrement fier du numéro de téléportation, qui a progressé entre son premier spectacle et celui-ci. «Dans mon premier spectacle, je me téléportais du point A au point B de façon progressive. C’était assez inusité. Je me suis demandé comment je pouvais aller plus loin dans ce numéro. Alors, je téléporte un spectateur, choisi au hasard, qui n’est pas dans le secret des dieux, du point A au point B», expose-t-il.

Ce numéro connaît beaucoup de succès auprès des spectateurs, selon l’illusionniste. «Dépendamment de qui est choisi, la réaction des gens est vraiment différente. Quand c’est un jeune, il filme tout avec son cellulaire, alors qu’un adulte réagit vraiment d’une autre façon», mentionne Luc Langevin.

Magie interactive

Ce principe de spontanéité qu’oblige le fait d’approcher la magie et l’illusion près des gens est, en quelque sorte, ce qui a fait la réputation et le succès de Luc Langevin.

«J’aime que la magie soit interactive, que les gens montent sur la scène ou participent grâce à un objet à partir de leur siège. Je crois que ça devient plus percutant pour le spectateur quand on l’implique, quand c’est lui qui choisit ce qui va disparaître», indique-t-il.

Luc Langevin sera en spectacle le 11 octobre à 20h au Théâtre du Cuivre de Rouyn-Noranda, le 12 octobre à 19h30 au Théâtre des Eskers d’Amos et le 13 octobre à 20h à la Salle Télébec de Val-d’Or.

Comment se créé une illusion?

L’idée de base de l’illusion peut surgir de partout: d’une chanson que Luc Langevin écoute à un proverbe, en passant par un film. Un processus de conception s’entame, qui comprend d’abord l’élaboration sur papier de l’idée, puis la présentation à ses collaborateurs.

«Je raconte alors à ce comité, qui est formé de magiciens, de gens du milieu du théâtre et de la télé comment je vois le numéro. Parfois, on fait aussi appel à des spécialistes quand on a certains besoins, Cette étape peut prendre plusieurs mois, voire des années. Par la suite, on fait des tests et des prototypes», explique Luc Langevin.

Tout dépendant du succès, on passe ensuite à l’étape de la soumission. «On va faire construire ce dont on a besoin. On va aussi penser à la musique, à l’éclairage, la peinture, aux accessoires», signale-t-il.

Reste l’étape ultime du vrai test. Certains numéros n’y survivent pas et sont abandonnés. «C’est parce qu’ils ne fonctionnent pas. Donc, même si c’est crève-cœur, même si on fondait plein d’espoir, même si beaucoup d’argent a été investi dans sa création, il ne voit pas le jour. C’est toujours le cas avec un ou deux numéros par spectacle», indique Luc Langevin.

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