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09 octobre 2018

Marie-Eve Bouchard - redactionrouyn@lexismedia.ca

Yves P. Pelletier à la rencontre de son public témiscabitibien

Yves p. Pelletier

©Photo gracieuseté - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Yves P. Pelletier viendra visiter l’Abitibi-Témiscamingue avec plaisir pour y présenter son spectacle solo «Moi?».

À 57 ans, Yves P. Pelletier se retrouve pour la première fois seul sur scène, à la rencontre de son propre public. Une expérience qui le rend heureux. Et son public aussi.

C’est en participant à la dernière tournée de chansons de Rock et Belles Oreilles (RBO) qu’Yves P. Pelletier a eu la piqûre pour la scène. Sans le savoir, le contact avec le public lui avait manqué. Tant et si bien qu’il a décidé de bâtir son propre spectacle.

Avec Moi?, Yves P. Pelletier ramène tous ses personnages fétiches de l’époque RBO. Monsieur Caron, Stromgol, Cherze Siachon, le bum Capharnaüm et le fameux bulletin de nouvelles pour les sourds s’invitent donc sur scène.

«C’est moitié personnages et moitié standup avec des anecdotes sur ma vie amoureuse, mes voyages, mon enfance. C’est un spectacle de 90 minutes très conceptuel, avec des images, des accessoires. Je passe presque tout mon temps sur scène. Si je me cache plus de 20 secondes, c’est beau. Pratiquement tous les changements de costumes se font devant le public», mentionne-t-il.

Ces personnages, qu’il voit comme ses enfants, ont et auront encore des choses à dire. «Stromgol, c’est un personnage que j’ai peut-être fait trois fois dans les sketchs de RBO à la télé, puis une fois sur scène avec Martin Drainville. Mais les gens m’en parlent et j’ai encore plein de choses à lui faire dire. Monsieur Caron, avec toutes les situations que l’on vit avec nos aînés et la population qui vieillit, est encore très pertinent», fait-il observer.

Renouer avec la scène

Pour celui qui a partagé la scène avec RBO, évidemment, mais aussi Martin Drainville, c’est une tout autre expérience d’être en solo. «Avant de commencer le spectacle, je me suis dit qu’il fallait que je fasse attention à moi, parce que ça allait me demander de l’énergie, mais je n’avais pas compté sur l’énergie que je reçois du public. C’est extrêmement stimulant. J’ai toujours partagé mes applaudissements, mais là, je les reçois tous en pleine face. C’est un plaisir de découvrir mon public», estime-t-il.

Un public d’ailleurs multigénérationnel. «Les gens viennent en famille pour me voir. J’ai même eux trois générations en même temps. Je suis comme une maladie qui se transmet», illustre-t-il en riant.

Coup de cœur pour l’Abitibi

La contagion atteindra donc l’Abitibi-Témiscamingue du 10 au 13 octobre, au grand plaisir du principal intéressé. «J’ai vraiment hâte d’être en Abitibi. Depuis le début, j’ai une profonde affection et un coup de cœur instinctif pour l’Abitibi. J’y suis venu avec RBO, avec mes films, avec Martin Drainville. Je trouve qu’il y a une atmosphère particulière», indique-t-il.

L’Abitibi est d’ailleurs une terre d’inspiration pour ses personnages, comme Stromgol, qui vient de la planète Amos, et les Slomeau, créés à La Sarre.

Entre deux spectacles, Yves P.Pelletier travaille à un film inspiré du personnage de bande dessinée Red Ketchup, dont plusieurs aventures ont été publiées dans le défunt magazine Croc. Il a également participé au documentaire Mononcle avec Fabien Cloutier, qui veut redonner ses lettres de noblesse à ce titre qui a perdu son sens affectueux et cute au Québec. Le documentaire sera diffusé en janvier à Télé-Québec.

Yves P. Pelletier sera en spectacle le 10 octobre à 19h30 au Théâtre des Eskers d’Amos, le 11 octobre à 19h30 à la Salle Télébec de Val-d’Or, le 12 octobre à 20h au Théâtre du Cuivre de Rouyn-Noranda et le 13 octobre à 20h, à la Salle Dottori à Témiscaming.

 

Une amende pour l’hymne national

Parmi les souvenirs qu’Yves P. Pelletier conserve de ses nombreux passages en Abitibi, il y a celui, avec Martin Drainville, où il a interprété l’hymne national à un match des Huskies. «Nous, on avait voulu faire rire, évidemment. Alors, on a fait comme si on ne se souvenait pas des paroles. On a changé des mots… Mais après le match, l’équipe adverse, Sherbrooke si ma mémoire est bonne, était si offusquée par notre interprétation qu’elle avait déposé une plainte à la ligue pour outrage à l’hymne national. Les Huskies ont dû payer une amende.»

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