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12 novembre 2018

Martin Guindon - mguindon@lexismedia.ca

La nouvelle prison régionale inaugurée à Amos

Les détenus intégrés progressivement dès la fin novembre

Coupure ruban Prison Amos

©Martin Guindon - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

La ministre Geneviève Guilbault a procédé à la coupure du ruban entourée de ses collègues Suzanne Blais et Pierre Dufour, ainsi que du maire Sébastien D'Astous et de Lyette Larrivée, sous-ministre au ministère de la Sécurité publique.

SÉCURITÉ PUBLIQUE. Le nouvel établissement de détention régional a été inauguré avec deux ans de retard, le lundi 12 novembre, à Amos. Les premiers détenus y feront leur entrée à la fin novembre.

«Je suis persuadée que cette inauguration était fort attendue. Ce n’est un secret pour personne. Le besoin était criant pour la région. Je suis fière que notre gouvernement soit passé à l’action très rapidement pour concrétiser ce projet», a déclaré la vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique Geneviève Guilbault, lors d’une cérémonie protocolaire qui a eu lieu au gymnase du nouvel établissement.

Le projet de 125,9 M $ fera passer le nombre de places de 121 à 220 (grâce à 170 cellules), ce qui permettra d’atténuer les effets de la surpopulation carcérale. L’édifice, qui succédera à la prison construite en 1977, offrira des espaces modernes et un environnement plus sécuritaire pour le personnel, qui passera de 135 à 175 personnes, avec l’ajout notamment d’une trentaine d’agents de services correctionnels.

«Cette nouvelle construction répond aux plus hautes exigences en matière correctionnelle. C’est un bâtiment à la fine pointe de la technologie. Il viendra accroître la sécurité du personnel et de la population d’Amos, en plus d’offrir un milieu de vie plus adapté. Il pourra aussi mieux répondre aux besoins des communautés autochtones, à qui sont réservés deux des cinq pavillons d’hébergement», a fait valoir la ministre.

Geneviève Guilbault

©Martin Guindon - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

La ministre Geneviève Guilbault

Pont aérien avec le Grand Nord

Le ministre régional et député d’Abitibi-Est Pierre Dufour a quant à lui souligné l’importance de cette nouvelle infrastructure carcérale pour le développement économique de la région.

Il a ensuite annoncé avec sa collègue Suzanne Blais, députée d’Abitibi-Ouest, la concrétisation d’un pont aérien avec les communautés inuites. Les prévenus du Grand Nord seront transférés directement à Amos, au lieu de passer par l’Aéroport Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal et la prison de Saint-Jérôme. On évitera avec cette entente les transferts à répétition, a insisté M. Dufour.

«Amos sera la porte d’entrée pour les prévenus inuits. Ils y feront leurs comparutions et y purgeront les peines plus courtes. Ça va réduire le taux d’occupation des quartiers cellulaires au Nunavik. Les plus longues peines seront purgées à Saint-Jérôme», a confirmé la ministre Guilbault.

Premiers détenus

Les services correctionnels s’affairent actuellement à compléter la formation du personnel sur les nouveaux équipements. Ils procèdent aussi à la planification de l’intégration de la population carcérale, qui devrait se faire de façon progressive à compter de la fin novembre. Les prévenus et détenus de la prison actuelle feront d’abord leur entrée, puis ceux répartis dans d’autres établissements seront rapatriés.

Christian Thibeault prison Amos

©Martin Guindon

Christian Thibeault, porte-parole des services correctionnels du Québec.

«Nous avons actuellement l’ensemble du personnel nécessaire pour combler les besoins, mais il reste une dizaine de postes d’agents correctionnels à pourvoir», a précisé Christian Thibault, porte-parole des services correctionnels.

Gendron invité par la ministre

Le député sortant d’Abitibi-Ouest, le péquiste François Gendron, s’est réjoui de cette concrétisation tant attendue et a été touché par l’invitation personnelle que lui a faite la ministre Guilbault à assister à l’inauguration officielle. Il était lui-même vice-premier ministre sous Pauline Marois quand il a annoncé la mise en chantier du projet en 2013.

«Je ressens énormément de satisfaction, de respect et de considération pour ce que j’ai été dans ce dossier-là. Juste le fait qu’on m’invite, je trouve ça respectueux et correct. C’est de la politique saine», a-t-il déclaré.

François Gendron

©Martin Guindon - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Le député sortant d'Abitibi-Ouest François Gendron.

Deux ans de retard

Annoncé à plusieurs reprises depuis 2008, le projet a finalement été attaché en 2013 et le contrat pour sa construction a été octroyé à l’entrepreneur Pomerleau en avril 2014, avec livraison du bâtiment à l’automne 2016. «Il y a eu des péripéties pendant la construction. Ce n’est pas aussi simple que de construire une maison. Ce sont des systèmes à la fine pointe de la technologie et il y avait des enjeux de sécurité et d’infrastructures. On ne voulait pas prendre possession du bâtiment avant qu’il ne soit sécuritaire à 100 % et nous avons eu cette confirmation en août», a fait valoir la ministre Geneviève Guilbault.

 

Atténuer la surpopulation

La ministre Geneviève Guilbault n’a pu confirmer que l’ajout de 360 nouvelles places dans le réseau carcéral, dont les 99 à Amos, allait mettre un terme aux problèmes de surpopulation. «Ça va nous permettre de faire un bon bout de chemin. Mais est-ce qu’on peut affirmer que les transferts de détenus entre établissements seront abolis à jamais? Je pense que ce serait irréaliste de l’affirmer. Il y a toujours des impondérables quand on parle de population carcérale», a-t-elle affirmé.

 

Des programmes pour les Autochtones

On a précisé à plusieurs occasions que des programmes culturellement adaptés seront offerts aux communautés autochtones dans le nouvel établissement. En plus de la cuisine communautaire qui leur permettra de préparer et manger des mets traditionnels, ils auront aussi accès à des rencontres avec des aînés, des programmes d’accompagnement et de sensibilisation au milieu judiciaire.

 

La prison actuelle sera utilisée

La prison actuelle continuera d’être utilisée. On y fera l’hébergement des personnes purgeant des peines discontinues (quelques jours par semaine). Elle servira aussi de quartier cellulaire pour les comparutions au Palais de justice, qui y est relié par un corridor souterrain. Certains bureaux seront aussi occupés par la Direction des services professionnels correctionnels.

©Martin Guindon - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

L'un des secteurs d'hébergement du nouvel établissement de détention d'Amos.

©Martin Guindon - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Les portes des cellules verrouillées et déverrouillées à distance.

©Martin Guindon - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

L'atelier où les détenus peuvent faire des travaux d'ébénisterie.

©Martin Guindon - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Une cellule de détention simple.

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Une cellule d'attente.

©Martin Guindon - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Une cellule avec deux lits.

©Martin Guindon - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Une cuisine communautaire permettra aux Autochtones de se préparer et manger des mets traditionnels.

©Martin Guindon - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

L'oeuvre d'art intégrée dans un atrium a été réalisée par Guillaume La Brie. Elle représente une rivière et un inukshuk.

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