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15 novembre 2018

Jean-François Vachon - jfvachon@lexismedia.ca

La famille Parke: des mangeurs de hockey

Les Parke sont liés aux Citadelles depuis presque 20 ans

Garry Parke André Parke Danny Parke

©Jean-François Vachon - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

La famille Parke incarne une bonne partie de l’histoire des Citadelles. En effet, durant 19 des 55 ans de l’organisation, c’est un Parke qui l’entraînait.

À la table à dîner, chez les Parke, on mange beaucoup de hockey. Bien avant de parler des Canadiens, on parle des Citadelles. Tant le paternel, André, que les deux fils, Danny et Garry, ont été entraîneurs de la formation rouynorandienne. C’est aussi pour cette raison que les Citadelles ont décidé de les honorer lors des retrouvailles de leurs 55 ans d’existence.

Les soupers de famille comportent toujours un volet hockey. «Le premier point à l’ordre du jour, c’est les Citadelles et on finit avec les Canadiens», a confié Danny Parke.

Et il ne manque pas d’histoires à raconter. «Disons qu’on en a beaucoup lorsqu’on se rencontre pour souper. Mon frère entraîne l’équipe bantam AAA. Mon père vient voir tous nos matchs locaux. Après chaque match, on a des discussions avec lui. Les Citadelles, c’est le sujet de discussion de la famille», a mentionné Garry Parke.

«Notre mère et notre sœur nous ont aussi appuyés. C’est spécial de voir que 19 ans de notre propre famille se sont déroulés dans celle des Citadelles», a-t-il ajouté.

La deuxième famille

Les trois Parke savouraient l’honneur que les Citadelles leur avaient réservé. En effet, une bannière à leur nom a été hissée dans les hauteurs de l’aréna Jacques-Laperrière. «Si on n’avait pas les Citadelles dans notre vie, il nous manquerait quelque chose. C’est notre deuxième famille», a souligné Garry Parke.

«C’est un sentiment du devoir accompli. En plus, de le vivre avec mon père et mon frère, ça démontre que la passion de la famille Parke est le hockey», a ajouté son frère.

Garry Parke André Parke Danny Parke

©Jean-François Vachon - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

André Parke reçoit les félicitations de plusieurs anciens joueurs des Citadelles.

Le paternel était pour sa part ému. «C’est une belle récompense. Surtout d’être honoré avec mes deux garçons. J’ai été neuf ans avec les Citadelles et je ne regrette rien», a-t-il signalé.

De joueur de hockey à entraîneur

André Parke est arrivé à Rouyn-Noranda pour jouer pour les Barons dans la ligue intermédiaire.

«Mon père est venu ici à Rouyn en raison du hockey. Il a eu son emploi à la mine Noranda parce que c’était un joueur de hockey. Avec toutes les années qu’il a données au hockey mineur et aux Citadelles, je pense que c’est un gros merci. Il le méritait, l’honneur qu’on lui réservait», - Danny Parke.

C’est un coup de téléphone de Gilles Laperrière qui a amené André Parke à revêtir le complet derrière un banc. «Ç’a commencé à Noranda. Il m’avait appelé pour me demander d’entraîner. Je lui ai répondu que je ne savais pas. Mais, pour lui, c’était oui ou non. C’est comme ça que j’ai commencé avec les Barons de la ligue midget», a-t-il raconté.

Il faut dire qu’André Parke avait un passé de joueur de hockey. «J’ai joué junior à Trois-Rivières, pour Portland dans l’Ouest, pour les Barons de Rouyn-Noranda dans l’intermédiaire et pour les Old Timers. J’ai toujours joué au hockey. Aujourd’hui, je vais voir du hockey», a-t-il mentionné pour expliquer sa passion pour ce sport.

Suivre

Danny Parke n’a pas mis de temps à suivre son père dans son jeune âge. «Je le suivais dans les tournois sociaux et j’étais assis à côté du gardien de but. Il nous amenait partout. On a joué au hockey. On a été élevés dans le hockey. C’est tout juste si on n’est pas nés dans un aréna», a-t-il fait valoir.

Garry Parke André Parke Danny Parke

©Jean-François Vachon - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Une bannière a été levée dans les hauteurs de l’aréna Jacques-Laperrière pour célébrer la famille Parke.

Danny a, de fil en aiguille, commencé à s’impliquer dans le hockey. «J’ai commencé comme «Pit» Laflamme, comme soigneur. Et là, je progresse dans la structure. Mon père était entraîneur et se cherchait de l’aide. C’est comme ça que j’ai commencé. Il m’a fait confiance ensuite comme adjoint. C’est lui qui m’a donné ma première chance», a-t-il mentionné.

Chausser les mêmes souliers

De son côté, Garry Parke a marché beaucoup dans les traces de son père. Les deux ont entraîné autant les Citadelles que les Huskies. «Il chausse des 8 et je chausse moi aussi des 8, a blagué Garry Parke, avant de reprendre un ton plus sérieux. C’est mon modèle. Comme entraîneur, j’essaie d’être le plus proche de lui. C’était un pédagogue et il était calme. Derrière le banc, on n’est pas pareil, mais derrière un bureau, être proche de son équipe, c’est lui qui m’a montré ça. Il m’a donné les bonnes valeurs pour être un bon père, un bon entraîneur et une bonne personne.»

Avant de faire le saut comme entraîneur, Garry Parke avait, comme tous, les yeux vers la LNH. «La priorité, au début, c’est toujours ça parce que c’est le rêve de tout petit gars. Mon père a été un très bon joueur avant de tomber dans le coaching. Dès notre plus jeune âge, on le suivait à l’aréna pour voir les pratiques et les matchs. Juste d’être dans une chambre de hockey, ça te donne le goût de rester connecté au hockey. En plus, j’ai pu voir le bien qu’il a fait pour les jeunes. Ça m’a donné le goût d’embarquer.»

«Garry, le hockey, c’est une grosse passion. Il mange du hockey», a fait savoir André Parke.

Fierté

Encore aujourd’hui, Danny et Garry n’hésitent pas à lâcher un coup de téléphone à leur père pour des conseils. «Mon père vient au match et on discute après. Surtout avec son expérience, on a la chance de l’avoir à côté de chez nous», a confié Danny Parke.

Comme tous les entraîneurs des Citadelles, Garry Parke profitait des retrouvailles pour revoir plusieurs anciens joueurs. «Ce que tu veux dans le hockey, c’est gagner. Mais c’est beaucoup plus bâtir des individus. C’est de voir les sourires des jeunes et des parents. Les retrouvailles, c’est notre paie. On revoit des joueurs qui sont heureux de nous voir. On crée des liens. On ne se parle peut-être pas souvent, mais quand on se voit, ça connecte. Ça n’a pas de prix», a-t-il souligné.

À la fin de la cérémonie, André Parke, entouré de ses deux fils, affichait un large sourire. «Comme parent, on est toujours fier de nos enfants. Je suis fier de mes gars et de ma fille», a-t-il lancé.

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