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16 novembre 2018

Anne Blondin - ablondin@lexismedia.ca

Démasquer les pseudosciences

Les cégépiens sensibilisés aux faux discours

AB-Sceptiques

©Photo L’Éclat/Le Citoyen – Anne Blondin

Michel Belley, chimiste et chercheur retraité dans le domaine pharmaceutique ainsi que vice-président des Sceptiques du Québec, est venu déboulonner des mythes sur les pseudosciences de la santé.

Une centaine d’étudiants et d’enseignants du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue ont assisté à une conférence qui avait pour but de les sensibiliser aux faux discours en sciences, en particulier en médecine.

L’invitation à la conférence <@Ri>Médecines alternatives et fausses croyances sur les causes de la maladie<@$p>, qui a été présentée le 14 novembre au campus de Rouyn-Noranda, était l’initiative du Club de philo du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue. Les enseignantes responsables du projet, Kate Blais et Claude Lacasse, désiraient sensibiliser les étudiants aux faux discours, qui se répandent de plus en plus.

«Les discours liés aux médecines alternatives sont accrocheurs et comportent plusieurs faussetés, a indiqué Kate Blais. La philosophie permet de distinguer le vrai du faux. Étudier le discours mensonger et être capable de le confronter aux faits est quelque chose que l’on doit enseigner à nos étudiants.»

«On est tous à la poursuite de la pilule miracle. On aimerait cela que ça fonctionne, mais dans les pseudosciences, il y a peu de preuves et ce n’est pas rationnel», a ajouté Claude Lacasse.

«On est tous à la poursuite de la pilule miracle. On aimerait cela que ça fonctionne, mais dans les pseudosciences, il y a peu de preuves et ce n’est pas rationnel» - Claude Lacasse

Sceptique professionnel

Pour l’occasion, elles ont approché les Sceptiques du Québec afin d’organiser une conférence. Elles voulaient un interlocuteur qui avait un bagage de connaissances scientifiques bien approfondi et qui allait être en mesure de critiquer le discours pseudo-scientifique.

C’est dans cette optique que Michel Belley, chimiste et chercheur retraité dans le domaine pharmaceutique ainsi que vice-président des Sceptiques du Québec, est venu s’entretenir pendant plus d’une heure avec les étudiants et professeurs du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue.

«C’est la première fois que nous faisons une conférence dans un cégep, a précisé M. Belley. Habituellement, notre public est plus âgé.»

Un sain questionnement

Les Sceptiques du Québec sont un regroupement de personnes qui font la promotion de la science en général et du scepticisme en particulier.

«Cela veut dire de ne pas prendre pour acquis ce que nous recevons comme information, que ce soit un article scientifique ou des nouvelles dans un journal, a expliqué Michel Belley. On peut chercher les erreurs qui pourraient s’être glissées dans ce qu’on nous présente. Ce n’est pas toujours évident de le faire.»

Pour M. Belley, il est important de porter un regard critique même envers la science. Certaines percées scientifiques paraissent trop belles pour être vraies et il est nécessaire de les critiquer. Le fait d’être scientifique et de travailler dans le domaine pharmaceutique a aiguisé le côté sceptique de l’homme.

«On remet toujours en doute les résultats que l’on obtient et les données qui nous sont transmises, a-t-il souligné. Cela fait en sorte qu’on applique ce même raisonnement à notre quotidien. C’est un réflexe que l’on devrait tous développer.»

D’ailleurs, il est toujours possible de se joindre au groupe des Sceptiques du Québec en consultant son site internet.

Quelques trucs

Michel Belley a profité de son passage pour livrer quelques trucs pour mieux discerner le vrai du faux.

Si un seul et unique article traite d’une découverte scientifique ou d’un traitement soi-disant révolutionnaire, on ne devrait pas en tenir compte. Il est toujours nécessaire d’avoir une contre-vérification.

Il faut s’assurer de la qualité des sources qui sont consultées. De nombreuses revues semblent scientifiques sans l’être. C’est le cas, notamment, de PasseportSanté.net.

Il est également possible de consulter des sources plus fiables comme l’Agence Science-Presse, le site internet d’Olivier Bernard, dit «Le Pharmachien», le site Sceptiques du Québec ou la revue Cochrane.

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