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27 novembre 2018

Thierry de Noncourt - tdenoncourt@lexismedia.ca

L’UPA fête ses 50 ans dans la région, mais demeure confrontée à de nombreux défis

Bovins

©Patrick Rodrigue

À 50 ans, la Fédération de l’UPA de l’Abitibi-Témiscamingue doit se battre pour la survie de ses membres

La Fédération de l’Union des producteurs agricoles de l’Abitibi-Témiscamingue (UPA-AT) célébrait ses 50 ans, le 27 novembre, au Centre de congrès de Rouyn-Noranda.

Loi sur la conservation des milieux humides et hydriques; assurance récolte ou accords commerciaux internationaux, malgré l’âge vénérable de l’UPA, ses membres demeurent confrontés à des défis toujours plus nombreux. 

Enjeux régionaux 

Depuis deux ans l’UPA-AT réclame des programmes de gestions des risques adaptés aux réalités de la région pour ralentir la perte de fermes. 

«Nos entreprises ont des contraintes particulières en raison du climat et de l’éloignement des marchés. Les coûts de ces contraintes ne sont pas pris en compte dans les programmes actuels. C’est pourquoi nous demandons un programme complémentaire évalué à deux millions de dollars annuellement, pour notre région. Cette demande est appuyée par la Confédération de l’UPA. Selon nous, cette mesure est la clef pour redonner confiance aux agricultrices et agriculteurs et elle comporte plusieurs bénéfices», a expliqué le président de l’UPA-AT, Pascal Rheault, par voie de communiqué. 

Milieux humides 

Les agriculteurs sont aussi confrontés à la nouvelle loi sur les milieux humides et hydriques, qui ne serait pas bien adaptée aux réalités de la région. 

«Cette loi crée beaucoup de préoccupations chez nos agriculteurs. Les montants des contributions envisagées sont exorbitants quand on les compare aux revenus générés par les activités agricoles. En région, 44 % des entreprises agricoles ont un revenu brut inférieur à 50 000 $ par année. Elles ne peuvent payer une compensation débutant à 32 500 $ l’hectare pour remettre en culture une friche devenue humide. Actuellement, cette réglementation est l’équivalent d’un moratoire sur le développement. Selon nous, certaines activités agricoles devraient être exemptées du versement d’une compensation financière, compte tenu de leur caractère réversible et du faible risque qu’elles représentent», a ajouté le président.

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