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05 novembre 2018

Patrick Rodrigue - prodrigue@lexismedia.ca

Rouyn-Noranda International

Chroniqueurs_Magali_Monderie_Larouche

©Gracieuseté

Après ses études en communication et relations internationales à Montréal, Magali est revenue en région ou elle a occupé des postes de direction de PME et d’organisme jusqu’à ce jour. Présentement au FME, elle est passionnée de musique mais aussi de politique et par sa fille, Victoria, être humain merveilleux d’un an et demi.

C’était un pluvieux lundi d’automne et c’est à l’aéroport que m’est naturellement venu le sujet de ma première chronique. Le vol Rouyn-Montréal était complet et la taille des valises et la solitude des voyageurs indiquait clairement que la plupart des gens ne s’en allaient pas en vacances dans le Sud. C’était un avion plein de travailleurs, qui, un lundi matin, prenaient l’avion comme on prend l’autobus. Ça m’a aussi marqué qu’en sortant de l’avion, au moins la moitié des voyageurs ont pris, comme moi, la direction des correspondances internationales. Ici, c’est pas métro-boulot-dodo mais bien auto-avion-boulot!

Ça m’a surpris juste une seconde parce qu’en fait, des gens qui voyagent pour le travail ou qui viennent d’ailleurs, j’en connais des tas à Rouyn-Noranda! J’en connais beaucoup plus qu’à l’époque où j’habitais «le centre du monde montréalais». Le plus loin qu’on m’a envoyé à cette époque, c’était à Québec, alors que cette fois, je quitte pour Paris.

Plus je pense à ces gens que j’ai autour de moi qui voyagent, plus je me dis que c’est quelque chose de spécial qu’on a, de vivre dans un coin si innovant, si prospère. Rouyn-Noranda rayonne et ça se voit jusque dans le mode de vie de ses travailleurs, qui chaque semaine, prennent des avions comme le mien et qui participent partout à travers le monde à répandre nos idées et nos succès.

Du côté culturel comme industriel, on exporte et importe des talents et des idées. Qu’on pense seulement à des noms connus du boulevard Industriel qui participent à toutes sortes de projets au Mexique ou en Afrique, qui envoient des cerveaux d’ici améliorer les processus pour travailler sous terre là-bas. Ce n’est pas toutes les villes qui ont autant de compagnies internationales par habitants.

Ma mission internationale à moi ne vise pas le rayonnement économique, mais culturel de Rouyn-Noranda. J’ai la chance de participer à une opération de charme en sol parisien qui non seulement nous fait briller comme organisation mais surtout nos artistes talentueux. L’an dernier lors d’une mission semblable, j’étais tout à fait charmée de réaliser que là-bas, ils connaissaient oui Montréal, mais aussi Rouyn-Noranda.

Des gens sont aussi de plus en plus attirés par notre succès comme ville. Ils ont envie de contribuer à un milieu aussi dynamique et stimulant. Chaque année on voit de nouveaux accents s’ajouter dans les bars et les cafés. Cette année j’ai accueilli au bureau deux candidatures internationales spontanées. Quand je leur ai demandé pourquoi de si loin elles avaient envie de venir travailler ici, leurs réponses étaient unanimes, la distance ou la taille de la ville, n’éclipse pas la qualité de nos réalisations.

À la lumière de ce constat, qu’est-ce qui fait que Rouyn-Noranda est tellement international? Qu’est-ce qui nous pousse à nous surpasser et à briser les frontières? Je crois que c’est par l’entraide et la capacité des gens d’ici de reconnaître et de porter les succès des autres aussi loin que possible! Je crois que ce qu’on crée ici est facilement exportable mais que c’est parce que nous avons un milieu qui contient toutes les conditions gagnantes de création. Nous avons chez nous des lieux de diffusion, des organismes de création et un milieu de vie inspirant et tourné vers le monde qui permet aux plus grands projets de trouver un incubateur pour finalement se déployer et rendre Rouyn-Noranda, International!

Commentaires

5 novembre 2018

Claude Thibault

Bravo Magalie, super article Tu as raison et le communiqué tre# bien Claude

5 novembre 2018

jacynthe tremblay

Je suis native de La Sarre et ma grande curiosité m'a conduite à un chemin lointain. Je suis devenue auteure jeunesse car aucune barrière et frontière n'ont su m'arrêté. Mes racines de l'Abitibi m'ont suivi et ont façonné ma créativité. Rien ne pourra effacer ma mémoire partout où je me retrouve dans le monde.

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