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20 décembre 2018

Martin Guindon - mguindon@lexismedia.ca

Niveau record du taux de chômage en novembre

Travailleur travail emploi chomage

©Archives - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

L’Abitibi-Témiscamingue comptait 75 300 emplois en novembre, soit 800 de plus que les 74 500 d’octobre.

EMPLOI. À 2,7 % en novembre, le taux de chômage a atteint un creux historique en Abitibi-Témiscamingue. C’est la moitié du taux de 5,4 % du Québec.

C’est en effet du jamais vu depuis 1976, soit aussi loin que peut remonter le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale dans ses données. Le taux était de 3,4 % en octobre et la moyenne de janvier à novembre se chiffre à 3,6 %. Plusieurs facteurs expliquent ce niveau record dévoilé dans la plus récente sortie de l’Enquête sur la population active.

«La diminution du nombre de personnes en âge de travailler accroît la rareté de la main-d’œuvre et les possibilités de trouver un emploi. De plus, la région connaît une période de croissance depuis 10 ans et la conjoncture est favorable dans l’ensemble des secteurs d’activités économiques de la région, dont les secteurs des mines, de la forêt, de l’agriculture et du tourisme. On estime d’ailleurs que le taux de chômage de 2018 devrait se situer sous la barre du 5 %», précise Vincent Breton, de la Direction des communications au Ministère.

Ce dernier prévient toutefois que puisque l’échantillon pour mener l’Enquête sur la population active est moins important dans la région, il vaut mieux observer les tendances sur plus qu’un mois. «Ainsi, l’Abitibi-Témiscamingue a terminé l’année 2017 avec un taux de chômage de 5,1 % et il est de 4 % pour les six premiers mois de l’année 2018», fait-il valoir.

Plus de postes vacants

En novembre, la population active (15 ans et plus en emploi ou chômage) s’élevait à 77 400 personnes, en chute de 2,1 % sur les 79 100 de 2017. Stable à 64,1 % (64,2 % pour le Québec), le taux d’activité (population active en pourcentage de la population de 15 ans et plus) est aussi inférieur aux 65,7 % de 2017. Quant au taux d’emploi (nombre de personnes en emploi en pourcentage de la population de 15 ans et plus), il était à 62,6 % (60,8 % au Québec) en novembre, légèrement plus élevé que les 62,4 % de 2017.

C’est ce qui explique notamment que la région ait beaucoup de mal à combler tous ses emplois. L’Enquête sur les postes vacants et les salaires de Statistique Canada démontre qu’au 2e trimestre de 2017, on comptait 2000 postes vacants dans la région. Or, à la même période en 2018, on en comptait 2665, une hausse de 33,3 %.

«Cette situation est cohérente avec d’autres indicateurs du marché du travail. Avec un taux de chômage en constante diminution, le bassin de travailleurs potentiels diminue lui aussi. La population active augmente moins vite et les nombreux départs à la retraite peuvent expliquer cette situation», confirme Vincent Breton.

Le creux de 2022

Il rappelle du même souffle que selon les perspectives démographiques, l’indice de remplacement de la main-d’œuvre atteindra un creux en 2022 dans la région.

«Le nombre de jeunes susceptibles d’entrer sur le marché du travail (20-29 ans) pour 100 personnes en voie de prendre leur retraite (55-64 ans) sera de 70. Au cours des années subséquentes, l’indice progressera et se rétablira à 93 en 2036», souligne-t-il.

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