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03 décembre 2018

Sophie Rouillard - srouillard@lexismedia.ca

Les groupes de défense des droits lancent un appel à l’aide

groupes défense collective des droits

©Sophie Rouillard - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Bruce Gervais de l'Association des locataires de l'Abitibi-Témiscamingue (ALOCAT), Chrystyan Jacques du Regroupement d'entraide des personnes assistées sociales de Rouyn-Noranda, Adeline Laquerre du Regroupement d'éducation populaire de l’Abitibi-Témiscamingue (RÉPAT) et Mario Harvey pour l‘Association de défense des droits sociaux (ADDS) de la Vallée-de-l'Or.

Les différents groupes de défense collective des droits de la région sont inquiets par rapport à la façon dont sera distribuée l’enveloppe de 9,5 M $ du Plan d’action gouvernemental pour l’inclusion économique et la participation sociale (PAGIEPS).

Pas moins de 312 organismes sont financés dans la province grâce au Fonds d'aide à l'action communautaire autonome (FAACA) 

«En 2017, lorsque ce plan est sorti, il était déclaré que ce 9,5 M $ allait permettre de soutenir les services individuels, explique Adeline Laquerre, coordonnatrice du Regroupement d'éducation populaire de l’Abitibi-Témiscamingue (RÉPAT). Ce qui nous inquiète, c’est que ça brime notre autonomie, car plusieurs organismes n’offrent pas de services individuels. Nous voulons que les sommes promises pour les groupes de défense soient distribuées à la mission globale. Si l’argent sert à pallier des coûts engendrés par des services individuels, soit! Mais si ce n’est pas ça le besoin, il faut que les groupes puissent avoir le choix.» 

Quelques représentants de ces groupes sont d’ailleurs allés à la rencontre du député et ministre Pierre Dufour le 3 décembre dernier. 

Des organismes sous-financés 

Selon Mme Laquerre, plusieurs organismes de la région sont sous-financés depuis plusieurs années. 

«Par exemple, avant la dernière augmentation de l’ancien gouvernement de 2,2 M $, l’Association des travailleurs et travailleuses accidentés de l’Abitibi-Témiscamingue avait un financement de 30 000 $ par année pour fonctionner dans toute la région et le Nord-du-Québec. C’est impensable!» 

Bien qu’on ne connaisse pas encore le somme qui sera attribué à la région, la coordonnatrice du RÉPAT sait d’avance que ce 9,5 M $ ne suffira pas pour l'ensemble des organismes. Du moins, pas pour la région. 

«La revendication historique du regroupement des organismes en défense collective des droits est de 40 M $, précise Adeline Laquerre. Alors oui, 9,5 M $ c’est bien, ça va donner un peu d’air aux organismes du Québec, mais éventuellement, il va falloir plus.»

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