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04 décembre 2018

Anne Blondin - ablondin@lexismedia.ca

Faire connaitre et briller le joyau qu’est l’Abitibi-Témiscamingue

Tourisme Abitibi-Témiscamingue souffle ses 40 bougies

AB-40Tourisme

©Photo SÉPAQ

La région de l’Abitibi-Témiscamingue attire de plus en plus l’attention des touristes lors de la planification de leur vacances. Cela s’est démontré au cours de la dernière année par la multiplication des demandes médiatiques, dont celles du National Geographic Traveler France, qui a notamment illustré sa couverture avec des paysages du Parc national d’Aiguebelle.

L’industrie touristique a subi de nombreuses transformations au cours des dernières années. Fêtant ses 40 ans, Tourisme Abitibi-Témiscamingue (TAT) a su traverser bien des tempêtes et mettre la région sur la carte.

Bien que le secteur de la chasse et de la pêche était déjà bien apprécié des touristes lors de sa naissance, l’organisme et ses partenaires n’ont cessé d’innover afin de faire de l’Abitibi-Témiscamingue une région des plus attrayantes pour les visiteurs. Les 25 dernières années, en particulier, ont été très fertiles.

La directrice générale de TAT, Randa Napky, s’est jointe à l’équipe il y a près de 20 ans. Un des défis qu’elle a dû surmonter a été de faire reconnaitre l’industrie touristique comme un moteur économique pour la région.

«Ça nous a permis de cultiver un terreau fertile pour le développement de produits touristiques. Nous sommes passés de 275 membres, il y a 20 ans, à près de 500 aujourd’hui. Il y a des festivals qui se sont créés, des activités. On peut se vanter, aujourd’hui, d’avoir des produits uniques à offrir. Les gens de la région sont excentriques, spéciaux, différents et cela commence à attirer beaucoup l’attention», a-t-elle insisté.

La chasse et la pêche dans la région ont toujours été très prisées par les Américains.

«C’est un produit touristique important chez nous, a souligné Mme Napky. Nous sommes une région, dans le monde, ultrariche à tous les niveaux, que ce soit la faune, la flore, le sous-sol, l’eau et, bien entendu, les humains qui occupent ce territoire.»

:«Le summum est d’avoir fait la page couverture du magazine National Geographic Traveler France, et cela a eu lieu pour nos 40 ans d’existence» - Randa Napky

Peu de moyens

Pour arriver à faire de l’Abitibi-Témiscamingue une destination touristique de choix, TAT est partie de très loin. Selon Mme Napky, la région ne figurait même pas sur la liste des destinations vacances des Québécois et encore moins des Canadiens et des touristes internationaux.

«Quand je suis entrée en poste, il y a 20 ans, nous avions le plus petit budget de la province, s’est-elle souvenue. À l’époque, les fonds qui nous étaient alloués ne nous permettaient de faire que le guide touristique et la carte des sentiers de motoneige. Nous n’avions même pas les budgets nécessaires pour les promouvoir. Nous devions supplier les journalistes de venir faire un séjour chez nous afin qu’ils parlent de nous.»

Mobilisation

En mobilisant les différents acteurs de la région, cette situation a évolué positivement au cours des dernières années. L’Abitibi-Témiscamingue n’a désormais plus rien à envier aux autres régions québécoises.

«Aujourd’hui, nous avons le septième plus gros budget, ex aequo avec les Cantons-de-l’Est, a souligné la directrice générale de TAT. Nous sommes rendus un gros joueur dans l’industrie. Aujourd’hui, nous recevons un grand nombre de demandes journalistiques. Nous avons une personne chargée de ce dossier à temps plein et nous aurons bientôt besoin d’une deuxième personne. Nous avons vraiment la cote, actuellement.»

Plusieurs premières

Plusieurs premières ont eu lieu ou auront lieu dans les prochains mois pour souligner les 40 ans de TAT. C’est le cas de la page couverture du National Geographic Traveler France, qui affiche les paysages du Parc national d’Aiguebelle.

«On a vu trois journalistes de National Geographic débarquer chez nous cet été; ce n’est pas juste un coup de chance, a précisé avec fierté Mme Napky. Nous allons aussi représenter le Québec lors de la campagne internationale de l’Alliance de l’industrie touristique. Ce n’était jamais arrivé auparavant. Nous sommes des bâtisseurs et du moment où nous avions décidé que le tourisme était important en région, tout le monde s’est levé les manches et s’est mis à travailler ensemble.»

Projets à venir

Un nouvel outil sera lancé prochainement pour les amateurs de plein air.

«Nous avons géoréférencé tous les sentiers de la région et les services alentour, puis nous avons développé les plans de mesure d’urgence, a expliqué Randa Napky. Nous n’avons pas encore fait la promotion de cet outil, mais on se prépare pour le lancer en grande. On va réussir à se démarquer mondialement avec cet outil-là.»

Le souhait de la directrice générale de TAT consiste à présent à poursuivre le développement touristique de la région, mais cela ne doit pas se faire à tout prix. «Il est important que les projets respectent qui nous sommes et notre environnement. C’est ce qui compte pour nous», a-t-elle conclu.

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