Carrières Avis de décès Classées Édition Électronique

Recherche

Recherche par terme

Journaliste

Date de parution

_

Catégories

Éducation

Retour

07 décembre 2018

Marc-André Gemme - magemme@lexismedia.ca

Des parents de Poularies déplorent une décision de la CSLA

École Poularies hiver

©Photo L’Éclat / Le Citoyen – Marc-André Gemme

Les jeunes et les parents de Poularies devront faire le deuil de leur ancienne éducatrice en service de garde.

La Commission scolaire du Lac-Abitibi (CSLA) a récemment dû refuser une demande de congé sans solde pour l’éducatrice en service de garde de Poularies. Cette décision a déplu à plusieurs parents, qui l’ont fait savoir à la direction.

L’été dernier, Myriam Godbout a ouvert un nouveau commerce à Poularies. Puisque son commerce lui demande beaucoup de temps, elle n’était plus en mesure de continuer à titre d’éducatrice au service de garde de l’école locale. 

Elle a donc déposé une demande à la direction de la CSLA pour obtenir un congé sans solde, mais celle-ci a été refusée. Par conséquent, Mme Godbout a dû quitter son poste d’éducatrice, au détriment de bien des enfants et parents, qui l’adoraient. 

Cri du cœur 

Les parents affectés ont rédigé une lettre au président du conseil des commissaires ainsi qu’à la directrice générale de la CSLA. Lors de la séance ordinaire du mois de novembre, une des signataires de la lettre, Josianne Gagnon, est venue s’adresser directement aux commissaires et à la direction. 

Mère de deux enfants, dont un qui fréquente le service de garde, elle a soutenu que ce changement est difficile pour les enfants et les parents. «J’ai décidé de venir vous voir pour vous parler du désarroi des parents affectés face au départ de Mme Godbout, a-t-elle lu devant les commissaires. C’est une excellente éducatrice, mais également une personne significative dans la vie de nos enfants, spécialement dans celle de mon fils.» 

Selon elle, les efforts de Myriam Godbout dépassaient largement ceux demandés dans son mandat. «Même si elle n’avait pas à le faire, chaque jour, elle offrait de l’aide aux devoirs, a raconté Mme Gagnon. Elle s’est également donné corps et âme dans le projet des petites collations afin de s’assurer que tous ses petits lapins aient quelque chose dans le ventre le matin.» 

Contraints par la convention collective 

Du côté de la direction de la CSLA, on s’est dit très conscient de l’apport de Myriam Godbout à la vie des jeunes de Poularies, mais que le refus de la demande de congé sans solde était inévitable. 

«Nous aurions aimé ça, faire une exception pour elle, mais malheureusement, nous étions contraints par la convention collective et nous avons dû refuser la demande», a expliqué la directrice générale, Isabelle Godbout. 

Poste déjà comblé 

L’absence d’une éducatrice n’aura pas été très longue. Depuis déjà quelques semaines, une nouvelle ressource a été embauchée à l’école de Poularies pour remplacer Mme Godbout. 

«Il va y avoir une période d’adaptation, mais nous sommes confiants que la nouvelle éducatrice va faire l’unanimité auprès des jeunes et des parents. C’est une dame qui a beaucoup d’expérience», a ajouté Isabelle Godbout.

Commentaires

Inscrivez votre commentaire

Politique d'utilisation Politique de confidentialité

Agence Web - Caméléon Média