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05 février 2018

Patrick Rodrigue - prodrigue@lexismedia.ca

Trois à cinq ans pour régler la pénurie d’enseignants

©La Frontière/Le Citoyen - Patrick Rodrigue

Plusieurs intervenants du milieu de l’éducation en Abitibi-Témiscamingue uniront leurs forces pour comprendre pourquoi la région compte de moins en moins d’enseignants. Par la suite, ils proposeront des solutions pour contrer cette pénurie.

Le nouveau Groupe de travail sur la valorisation de la profession enseignante a été officiellement créé le 5 février, date à laquelle débutait la Semaine des enseignantes et des enseignants.

Il réunit 23 personnes provenant de la Table des directions du service des ressources humaines de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec (TRRH), du Syndicat de l’enseignement de l’Ungava et de l’Abitibi-Témiscamingue (SEUAT), de l’Unité d’enseignement et de recherche (UER) en sciences de l’éducation de l’UQAT ainsi que des différents syndicats des commissions scolaires des deux régions.

«Notre centrale fait la promotion du rôle des enseignants depuis environ cinq ans, a rappelé la présidente du SEUAT, Hélène Lambert. Par contre, que les syndicats se joignent aux commissions scolaires et à une université régionale pour le faire tous ensemble, c’est une première québécoise.»

Un vide difficile à combler

Isabelle Bergeron, présidente de la TRRH, a souligné que l’Abitibi-Témiscamingue et le Nord-du-Québec comptaient ensemble 1800 enseignants, lesquels sont en charge de 20 500 élèves du préscolaire au secondaire. Du nombre, près de 200 enseignants auront pris leur retraite d’ici cinq ans. Or, la relève se fait de plus en plus rare.

«Les enseignants vivent des conditions difficiles. Ils doivent aussi composer avec de nouvelles réalités pédagogiques. À l’UQAT, on peine à attirer de nouveaux étudiants dans nos programmes de formation d’enseignants. Et nos diplômés ne couvrent pas les besoins au primaire et encore moins au secondaire, surtout dans les matières de base comme le français et les mathématiques», a fait observer Réal Bergeron, directeur de l’UER en sciences de l’éducation de l’UQAT.

Un horizon de trois à cinq ans

«Dans un premier temps, le Groupe de travail va établir un diagnostic des réalités vécues par nos enseignants, a indiqué Isabelle Bergeron. Avec les données que nous obtiendrons, nous établirons un plan d’action pour mettre en œuvre des stratégies destinées à combler la pénurie d’enseignants. Nous visons un horizon de trois à cinq ans.»

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