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25 avril 2018

Andréi Audet - aaudet@lexismedia.ca

Vivre avec un enfant autiste

Le quotidien d’un parent s’occupant d’un enfant atteint du trouble du spectre de l’autisme est parsemé de défis et d’adaptations. Dans le cadre du mois de l’autisme qui tire bientôt à sa fin, une mère et un père ont tenu à partager leurs réalités. 

Apprendre seulement quelques mois plus tard après la naissance de son enfant qu’il est atteint d’une forme d’autisme a été difficile pour Fauve Lafrenière, mère d’un petit garçon de 7 ans. «Je voyais bien que mon enfant se développait différemment des autres. Lorsque je me suis rendue qu’il aimait mieux parler à des murs qu’à des êtres humains, j’ai commencé à me poser des questions», explique-t-elle.

J’accepte très bien la différence de mon fils, mais parfois, au centre d’achat, lorsqu’il se met à sauter et frapper partout, je me sens un peu découragé -Tommy Bédard

Le diagnostic

Rencontrer un spécialiste qui a été capable d’offrir un constat précis sur le trouble dont est atteint le fils de Mme Lafrenière a été un travail de longue haleine.

«Au bout de 18 mois, j’ai pu rencontrer un spécialiste à force de toujours pousser un peu plus pour voir quelqu’un. Si un parent qui s’en rend compte plus tard, ça peut prendre jusqu’à deux ans avant de rencontrer une personne-ressource. Avant de recevoir de l’aide, on ne sait pas nécessairement comment agir avec notre enfant autiste»

Au bout du rouleau

Tommy Bédard, père d’un enfant autiste et directeur général de la Société de l’autisme de l’Abitibi-Témiscamingue, s’est déjà senti un peu dépassé. «J’accepte très bien la différence de mon fils, mais parfois, au centre d’achat, lorsqu’il se met à sauter et frapper partout, je me sens un peu découragé», relate-t-il.

L’incompréhension de son enfant autiste peut aussi frapper de plein fouet un père ou une mère. «Les parents vivent souvent avec la sensation qu’ils ont fait quelque chose de pas correct pour que leur enfant soit atteint du syndrome du spectre de l’autisme. La plupart des gens se posent au moins une fois la question. Ils se sentent incompris, à part», croit M. Bédard.

Le regard des autres

Fauve est habitué aux nombreuses crises que peut lui faire son enfant en public, mais les commentaires et le jugement des autres personnes la dérangent.

«On me dit que je devrais empêcher mon enfant de crier, mais suis-je vraiment pour l’étouffer jusqu’à tant qu’il arrête? Jamais. Il crie parce que c’est sa façon de s’exprimer. Si la personne n’est pas prête à venir te demander pourquoi ton enfant agit de la sorte, elle peut garder son commentaire. Elle n’a pas à me dire que j’ai mal élevé mon enfant», observe-t-elle.

Fierté

Malgré les nombreux ajustements, périodes d’adaptation et les différents moyens de communiquer avec son fils, Mme Lafrenière est comblée.

«Mon fils est très brillant. Les progrès qu’il a faits en si peu de temps sont impressionnants. À 4 ans, il ne parlait pas. Aujourd’hui, il n’arrête pas de parler, de poser des questions et de vouloir apprendre. Il veut tout savoir. Je suis très fière», assure-t-elle.

Un grand rassemblement est d’ailleurs organisé par la Société de l’autisme de la région le 28 avril à 11h00, au centre-ville de Rouyn-Noranda afin de rappeler qu’on est tous différents à notre manière.

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