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01 Juin 2018

Thierry de Noncourt - tdenoncourt@lexismedia.ca

Une fresque à la grandeur de l’œuvre de Richard Desjardins

©Photo La Frontière/Le Citoyen – Thierry de Noncourt

Les travaux pour la réalisation de la murale de 10 200 pieds carrés qui doit rendre hommage à Richard Desjardins et qui couvrira le mur sud du viaduc du boulevard Rideau, à Rouyn-Noranda, se dérouleront sur un horizon de sept à huit semaines, à partir du 4 juin.

L’annonce a été faite le 31 mai à l’hôtel de ville, en présence de nombreux invités. «C’est un projet majeur qui démontre toute la créativité des gens de chez nous, en plus de la volonté de la Ville d’embellir l’espace public», a déclaré la mairesse Diane Dallaire.

L’équipe d’artistes, entièrement féminine, est composée de Brigitte Toutant, Annie Boulanger et Johanie Séguin, de Rouyn-Noranda, d’Annie Hamel, spécialiste en murale de Montréal, de la maître d’œuvre et chargée de projet Arianne Ouellet et de Valéry Hamelin, artiste en arts visuels de Rouyn-Noranda.

©Photo La Frontière/Le Citoyen – Thierry de Noncourt

Viaduc en beauté est un projet mobilisateur.

Depuis 2014

Mme Ouellet a souligné qu’il n’avait pas été facile d’élaborer le projet, de «conjuguer l’aspect grand public avec l’authenticité». Elle a commencé ses démarches auprès du ministère des Transports dès 2014 pour demander les autorisations, qu’elle a obtenues en septembre 2015.

«L’œuvre de Richard Desjardins est puissante, unique, originale, territoriale, mais universelle en même temps et, surtout, aucune autre ville au monde ne pouvait se réclamer de cet artiste comme Rouyn-Noranda. C’est un gars de chez nous, forgé par une culture locale, à la fois sauvage, country et multiculturelle. Il nous a chantés comme personne ne l’avait fait avant, ce que nous sommes. Sa poésie rayonne dans toute la Francophonie et, par la bande, nous aussi», a louangé Arianne Ouellet.

Desjardins commandite Desjardins

Le projet dispose d’un budget de 185 000 $, dont 75 % proviennent du secteur privé. Parmi les donateurs les plus importants, soulignons les mécènes de la famille Morissette-Pronovost et la Caisse Desjardins de Rouyn-Noranda, qui ont donné plus de 30 000 $ chacun.

La voix nouée par l’émotion, Bernard Barrette, président de Culturat, a expliqué que ce projet était unique au Québec et que l’organisme voulait payer ses artistes, pas leur demander la charité. Il a souligné que les élus du conseil municipal avaient été la bougie d’allumage, mais que le projet n’aurait pas vu le jour sans la contribution des Morissette-Pronovost.

«Richard Desjardins, c’est un chanteur, un interprète, un cinéaste et, occasionnellement, un pamphlétaire. Pis c’est correct: il nous brasse la cage. Moi, j’accepte ça parfaitement. Il nous fait réfléchir», a confié Louis Pronovost, ancien copropriétaire de Propair. «Partager et donner, c’est mieux que de recevoir», a-t-il ajouté.

Jean-Claude Loranger, directeur général de la Caisse Desjardins de Rouyn-Noranda, a souligné l’importance d’investir en culture. «Le projet Viaduc en beauté est la preuve que lorsqu’on a des rêves et qu’on se met tous ensemble, les gens d’ici pour le réaliser, on est capable. Notre intention dans ce partenariat est de contribuer au rayonnement de notre milieu, à la fierté collective. La culture a un impact direct sur l’économie, d’une part par les retombées, mais avant tout par la fierté collective», a-t-il fait valoir.

Il a ajouté que les villes qui dégageaient une fierté collective étaient plus attractives pour la main d’œuvre, un enjeu important actuellement. «Pour paraphraser Richard Desjardins, les gens pourront dire avec fierté: Y’a rien qu’icitte qu’on est ben!», a-t-il conclu.

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