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09 Juillet 2018

Patrick Rodrigue - prodrigue@lexismedia.ca

Horne 5: Falco maintient le cap

La production commerciale pourrait toutefois être atteinte un an plus tard que prévu

©Patrick Rodrigue - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Falco mise beaucoup sur des technologies d’avant-garde. «Contrairement à ce que certains peuvent supposer, nous n’aurons pas besoin de moins d’employés pour Horne 5 que dans les mines conventionnelles, mais d’employés différents. En fait, pour plusieurs de ces postes, les descriptions de tâches n’existent même pas encore!», s’est enthousiasmé Luc Lessard.

Même si elle devra reporter son échéancier d’un an et que la recherche de financement représente un défi de tous les instants, Ressources Falco demeure confiante de pouvoir mener le projet Horne 5 à terme.

«On a vraiment un bon projet polymétallique dans les mains, avec un prix de l’or qui se maintient et que personne, même à moyen terme, ne voit sous la barre des 1300 $. Les prix demeurent aussi intéressants pour l’argent, le cuivre et le zinc. L’intérêt du marché est là, ça ne fait aucun doute, mais le financement n’est juste pas au rendez-vous», a souligné Luc Lessard, PDG de Falco.

Le problème, c’est que l’or n’obtient actuellement pas la faveur des investisseurs. «En ce moment, ce sont surtout les nouvelles technologies, les minéraux énergétiques comme le lithium et les terres rares ainsi que le cannabis qui ont la cote», a fait observer M. Lessard.

Ce dernier demeure cependant confiant de voir les investisseurs revenir dans l’or dans un avenir proche. En fait, ceux-ci manifesteraient toujours de l’intérêt, mais ils attendent de voir qui fera le premier pas.

«En ce sens, les 180 M $ que Redevances aurifères Osisko s’est récemment engagée à nous fournir en échange d’un flux argentifère donne un excellent signal aux marchés. Comme Osisko est un de nos actionnaires, c’est une marque de confiance. C’est aussi un partenariat important, d’autant plus que Horne 5 est le premier projet à recevoir du financement dans le cadre du système d’incubateur et d’accélérateur d’Osisko», a fait valoir le PDG de Falco.

On va tellement vite qu’un moment donné, on ne se rend pas compte qu’on va vite - Luc Lessard

De 2021 à 2022… ou pas

L’étranglement du goulot financier a toutefois contraint la société minière à revoir le calendrier de Horne 5. Alors qu’elle visait l’atteinte de la production commerciale en 2021, il est maintenant plus réaliste d’envisager cet objectif pour 2022.

«Le gros défi de notre projet, en termes de temps, c’est le dénoyage du puits et des galeries de l’ancienne mine Quémont. Nous avons calculé qu’il nous faudrait environ deux ans pour y parvenir. Cependant, nous examinons des moyens d’en réduire la durée, ce qui nous permettrait de rattraper notre échéancier», a indiqué Luc Lessard.

D’ailleurs, l’équipe d’ingénierie de Falco travaille déjà à améliorer ses procédés. «La technologie évolue très vite. En l’espace d’un an, de nouveaux équipements sont devenus disponibles. Nous sommes déjà rendus bien plus loin que ce qu’on pensait», a exposé M. Lessard.

De l’argent de Québec

Falco poursuit également ses discussions avec le gouvernement du Québec pour obtenir du financement par l’entremise de différents programmes. La société minière s’attend à recevoir des nouvelles sous peu.

«Idéalement, nous ciblons de nouvelles entrées d’argent d’ici quelques mois afin de pouvoir planifier le plus rapidement possible les travaux de 2019. Et croyez-moi, nous ne chômerons pas! En fait, on va tellement vite qu’un moment donné, on ne se rend pas compte qu’on va vite. Dans le monde minier, nous sommes présentement l’exception», a souligné Luc Lessard.

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