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10 août 2018

Marie-Eve Bouchard - redactionrouyn@lexismedia.ca

Rouyn-Noranda vu par… Josiane Cyr

Josiane Cyr

Josiane Cyr est très impliquée dans sa région d’adoption tant comme femme d’affaires qu’auprès des festivals et des artistes.(Photo gracieuseté-Marina Fontaine)

Qui prend mari prend pays, affirme le vieux dicton. Ce fut le cas pour Josiane Cyr, copropriétaire du Gibbs Centre-ville qui a choisi de s’établir à Rouyn-Noranda et qui a adopté avec passion son nouveau coin de pays. Originaire de Sainte-Anne-des-Monts, en Gaspésie, elle retrouve la proximité et la chaleur des gens dans Rouyn-Noranda.

Un souvenir qui vous rappelle votre enfance et qui est rattaché à Rouyn-Noranda?

Je suis arrivée à Rouyn-Noranda en 2012. Quand je suis arrivée ici, je connaissais déjà un peu Rouyn-Noranda puisque ça faisait 10 ans que je sortais avec mon conjoint. Sans la connaître, j’avais quand même un beau portrait de la région. Ce qui m’a vraiment séduite, mais je crois que c’est assez commun avec toutes les régions éloignées, c’est la proximité des gens, le fait qu’ils soient accueillants, puis toujours avoir quelqu’un qui sera là pour te montrer son petit coin de pays. La bonté des gens qui ne te connaissent même pas. La première chose que j’ai vue en arrivant à Rouyn, c’est un camion avec un gros 666 dans la fenêtre arrière, qui est parti dans le tapis avec de la grosse boucane noire, qui est sortie en derrière lui. Je me suis dit : bon ça y est, comme dans la toune de Desjardins, ‘je suis rendu au royaume des calottes’!

Quelque chose ou un moment que vous aimeriez revivre à Rouyn-Noranda?

Il y en a plusieurs. En fait, je les vis tout le temps ces moments-là. Ce qui est le fun ici, ces moments marquants, tu es capable de les reproduire autant de fois que tu veux. Toutes les fins de semaine, j’essaie de découvrir un nouveau lac avec ma ‘paddleboard’. C’est des moments où je m’arrête, je regarde autour de moi et je me dis, ‘je vis ça’, puis câline, je le vis toutes les fins de semaine. Pareil pour les grands festivals que l’on a. Exemple, le groupe Feist que je n’ai jamais été capable de voir à Montréal parce que c’était complet. Bien, je les ai vus ici et on était à peu près 10 000 personnes versus 350 000 personnes sur les Plaines. Ça fait toute la différence.

Un personnage marquant de Rouyn-Noranda?

Quand je suis arrivée ici, j’ai travaillé au Festival du cinéma et au Petit Théâtre, puis moi quand tu me parlais d’impro dans la vie, je voyais un aréna… Je me demandais c’était quoi de l’impro ‘haute voltige’. Quand je suis allée aux Volubiles, ça vraiment été un coup de cœur pour moi. Sinon Alexandre Castonguay avant d’avoir travaillé sur Ma Noranda, je venais souvent au FME pour faire la radio, à la première édition, il avait fait comme Noranda improvisée puis il était passé par la radio. Ce personnage-là m’avait impressionné. Quand je suis arrivée, à cause de mon emploi dans le milieu artistique, ce sont surtout des contacts avec des artistes que je me suis faits. C’était aussi la première fois que je pouvais me dissocier de mon chum. Je n’étais plus Josiane, la blonde de Jean-François Gibson, mais Josiane Cyr à part entière. Même que Jean-François était rendu le chum de Josiane.

Un endroit favori à Rouyn-Noranda?

J’en ai deux. Le premier, en arrière de chez nous (Josiane habite à Évain), on a un petit pont et il y a petit ruisseau. Été comme hiver, je vais toujours devant le pont, puis je regarde la forêt. Juste le changement des saisons, le petit pont est toujours différent. J’ai fait mes photos de mariage là. Puis mon deuxième endroit, dans le bois à Arntfield, en arrière de la salle communautaire, il y a des sentiers dans le bois, pas très entretenus. Tu marches deux kilomètres, puis tu arrives dans une clarière. Au centre, il y a un arbre, qui ressemble à celui dans Sleepy Hollow. J’essaie d’y aller chaque année.

Qu’est-ce qui fait la réputation de Rouyn-Noranda au niveau du tourisme?

Il y a deux choses : le côté culturel. Il y a de la culture au pied carré ici, c’est incroyable! Sinon, l’hiver les motoneiges… Tu as les deux extrêmes, les gars de bois qui viennent à la pêche et à la chasse, puis les petits hipsters qui viennent aux festivals.

Votre resto favori à Rouyn-Noranda?

J’ai découvert l’assiette végétarienne au restaurant Obord Fumé dernièrement. Sinon, D’Ici et D’ailleurs, qui varie selon un pays son menu tous les mois. Un beau resto à découvrir et il fait partie du décor de Noranda.

L’artiste que vous appréciez le plus à Rouyn-Noranda?

Je l’aime d’amour, mais il n’habite plus ici, c’est Louis-Philippe Gingras. Il a un amour inconditionnel pour la région, on le voit aux Volubiles et ailleurs. Si bien que des fois, j’ai l’impression qu’il habite encore ici. Outre la personne, ces textes m’ont toujours énormément touchée, il a des sentiments dans sa voix. Puis son côté humoristique… Il y a un beau dosage des deux.  

Quel est le secret le mieux gardé à Rouyn-Noranda?

Le monument, sur le bord du lac Osisko. En arrière de cette pierre, il y a un banc. Des fois, avec un rafraîchissement, on va s’asseoir là, puis on regarde le lac. Aussi, il y a les pédalos que tu peux louer à la maison Dumoulon. L’autre fois, on a loué un pédalo, on a dîné sur le lac tout ça pendant 45 minutes, c’était génial. Il y a des kayaks et des canots aussi!

Quel est le principal défi que Rouyn-Noranda doit relever?

En tant que propriétaire d’entreprise, je vis avec les cycles de l’économie. Certaines choses sont plus compliquées quand tu veux faire de nouveaux projets. Des politiques qui sont là depuis longtemps et qui ont peut-être besoin d’être révisées pour laisser une certaine latitude, s’adapter aux nouvelles réalités. Il faut soutenir nos entreprises d’ici. Les grosses implantations commerciales me font peur. Faut qu’on se parle plus pour savoir ce qu’on veut.

Quel avenir entrevoyez-vous pour Rouyn-Noranda?

Un virage vert! Puis je pense que toute la planète devrait le prendre. Diminuer notre empreinte écologique. Des bâtisses plus vertes, avec des panneaux solaires.

 

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