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03 août 2018

Thierry de Noncourt - tdenoncourt@lexismedia.ca

30 ans de moisson et de partage pour les banques alimentaires

20 ans pour Ressourcerie Bernard-Hamel

Annie Gauvin et le CA de RBHRN

©Photo : La Frontière/Le Citoyen – Thierry de Noncourt

Annie Gauvin, directrice générale des Banques alimentaires du Québec s’est entretenue avec les membres du CA de la RBHRN, le 3 août.

La Ressourcerie Bernard-Hamel de Rouyn-Noranda (RBHRN) aura 20 ans en décembre alors que le réseau des Banques alimentaires du Québec souligne ses 30 ans cette année.

Pour l’occasion, Annie Gauvin, directrice générale des Banques alimentaires du Québec effectue une tournée québécoise et elle était de passage à Rouyn-Noranda, les 2 et 3 août. «Ils appellent ça 30 ans de partage, parce que comme Mme Gauvin dit, on ne peut pas vraiment fêter ça. Ce n’est pas joyeux de savoir que ça fait 30 ans que l’on aide des gens qui ont des besoins, par contre on souligne 30 ans de partage», a expliqué Nathalie Larose-Jolette, responsable des communications à RBHRN..

De six à 19 moissons

À l’origine six moissons se sont associées pour se donner plus de moyens et pour partager les denrées entre les régions, aujourd’hui ce sont 19 banques alimentaires, en plus d’organismes associés, qui collaborent, dont deux en Abitibi-Témiscamingue : la RBHRN et le Centre de bénévolat de la Vallée-de-l’Or. Au Québec, 400 000 personnes bénéficient de leurs services mensuellement. À Rouyn-Noranda ce sont 1734, dont 411 enfants, qui bénéficient de l’aide alimentaire chaque mois.

Structurantes

«Ces moissons sont structurantes pour leurs milieux, parce qu’elles gèrent l’approvisionnement des denrées, les opérations et la distribution, ce qui permet aux organismes de ne pas avoir à s’en préoccuper pour se consacrer à leur mission qui est d’aider les gens dans des centres d’hébergement, les cuisines collectives et le reste», a expliqué Mme Gauvin. Elle a salué le travail des 47 employés de la RBHRN et ses 70 bénévoles réguliers. En tout ce sont 500 bénévoles qui contribuent à la mission de l’organisme annuellement. Mme Gauvin a rappelé que le faible taux de chômage en région avait pour effet de rendre le quotidien plus difficile pour les personnes à faible revenu, puisque la prospérité pousse le prix des logements à la hausse, appauvrissant d’autant plus les locataires. «L’insécurité alimentaire peut toucher même notre voisin, 16% des aînés ont besoin d’aide alimentaire pour toutes sortes de raisons», a-t-elle confié. Ainsi, selon les données statistiques, 11,2% de ceux qui bénéficient d’aide alimentaire touchent des revenus d’emploi, 15,1% des demandeurs mensuels sont servis pour la première fois et 34,1 % des demandes sont pour des enfants. La RBHRN traite 122 675,67 kg de denrées pour une valeur de 637 862$ par année.

Selon le rapport annuel des Banques alimentaires du Québec, quelque 400 000 personnes ont besoin d’aide alimentaire annuellement.

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