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08 août 2018

Marie-Eve Bouchard - redactionrouyn@lexismedia.ca

Clovis Guay : Pour l’amour de la musique

Clovis Guay

©gracieuseté

Clovis Guay est décédé tragiquement, mais a apporté beaucoup au milieu de la musique en Abitibi.

Lui, Clovis Guay, jouait du violon, mais aussi plusieurs instruments à cordes et elle, Bernadette Guay Lamontagne, chantait. Ensemble, ils ont parcouru l’Abitibi, allant de gala de musiciens en soirées dansantes. Avec le départ de Clovis Guay, c’est, dit-on, la fin d’une époque.

Clovis Guay

©gracieuseté

Clovis Guay et son épouse Bernadette Lamontagne Guay ont parcouru l’Abitibi avec leur musique.

Le couple faisait partie d’un réseau tissé serré de musiciens qui prenaient plaisir à faire de la musique simplement, et à voir le monde danser.

«C’est à la retraite que mes parents ont commencé à le faire ensemble», raconte leur fils, Gilles. Mais dans ses souvenirs, sa mère a toujours chanté et son père, appris la musique sur ‘le tas’. «Il jouait de la guitare, de la basse, de la mandoline, mais son instrument, c’était le violon. Dans les galas, il jouait des reels, puis de la musique pour la danse en ligne. Tout était prétexte à jouer de la musique et à danser», mentionne le fils. Si bien que la maison était toujours ouverte, accueillante comme ses hôtes.

La soirée

C’est au retour d’un gala de musiciens à Sainte-Rose de Poularies que le tragique accident est survenu, fauchant la vie de M. Guay et laissant Mme Guay Lamontagne dans un fâcheux état. «En fait, les médecins parlent de miracle», mentionne la conjointe de Gilles Guay, Myriam Mercier.

Si bien des gens ont été ébranlés par ce départ soudain, les proches garderont le souvenir que M. Guay est parti heureux, puisqu’il venait de passer une soirée mémorable à faire ce qu’il aimait le plus : de la musique.

«Ce qui nous rend fiers, nous, c’est de savoir que, lors de sa dernière soirée, le 6 juillet à Sainte-Rose de Poularies, ma mère et d’autres personnes présentes ont remarqué que ça faisait longtemps qu’ils ne l’avaient pas vu aussi heureux. Il a bien joué, il a beaucoup dansé, et il a serré la main à beaucoup de monde à sa sortie. Tellement que maman, qui l’attendait dehors, se demandait ce qu’il pouvait bien faire pour prendre autant de temps», peut-on lire dans l’hommage que Gilles Guay a rendu à la cérémonie qui s’est déroulée à Cathédrale d’Amos le 20 juillet devant plus de 650 personnes.

La fin d’une époque

Selon les dires de plusieurs, M. Guay et sa conjointe Bernadette Guay Lamontagne étaient l’incarnation de la bonté et tout un phénomène à voir sur scène. «Il était vraiment vivant sur la scène. Il bougeait tout le temps, était dynamique. Quand il n’était pas là, les gens disaient que ce n’était pas pareil», raconte Mme Mercier.

Son départ laisse donc un vide que certains qualifient de fin d’une époque. «Ils aimaient faire de la musique, mais ils aimaient aussi partager avec les gens. Ils allaient à Pie XII, au Bel Âge, à l’hôpital chanter pour les gens, mais aussi parler avec ‘les malades’. Ils donnaient beaucoup d’eux», soutient Gilles Guay. «Plus qu’à l’ordinaire», ajoute sa conjointe.

Comme pour son fils Gilles, mais aussi les membres de la famille qui comprend huit enfants et plusieurs petits-enfants, Clovis Guay était et demeure un modèle. «Ce que nous croyons, c’est que l’on meurt seulement lorsqu’il n’y a plus personne qui pense à nous. Alors, on s’entend tous pour dire que tu seras vivant encore très longtemps, car il y a toujours quelqu’un qui connaît quelqu’un, qui connaît Clovis», conclut Gilles Guay.  

 

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