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11 Septembre 2018

Lucie Charest - lcharest@lexismedia.ca

L’école de Fugèreville valait 613 000 $ elle sera vendue 4000 $

Production de cannabis médical dans des anciennes écoles

©Lucie Charest - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

L’école de Fugèreville n’ayant pas trouvé preneur après sa fermeture sera vendue à rabais à des promoteurs de Toronto de même que celle de Belleterre.

Les commissaires de la Commission scolaire Lac Témiscamingue (CSLT) ont autorisé la vente à rabais des écoles de Fugèreville et Belleterre à des producteurs de cannabis médical de Toronto lors du conseil du 10 septembre.

Les promoteurs de Toronto avaient déposé en mars 2018 une promesse d’achat conditionnelle à la modification de zonage institutionnel vers un zonage industriel des écoles de Belleterre et de Fugèreville. Avant même que les modifications de zonage ne soient adoptées dans les deux municipalités, ils sont revenus à la charge en demandant une révision à la baisse du prix des deux bâtiments.

«Ils ont fait valoir qu’il y aurait des travaux importants à réaliser, que les bâtiments étaient éloignés des grands centres et que la possibilité de revente était faible», a indiqué aux commissaires, Joël Fleury, directeur du service des ressources matérielles et transport scolaire.

«Nous savons que les coûts de démolition auraient facilement pu excéder les 100 000 $, car en plus, les deux bâtiments contenaient de l’amiante.» - Joël Fleury

Révision à la baisse

Le ministère de l’Éducation avait autorisé la vente de ces deux écoles en juillet 2016. Le mandat avait été confié à Royal Lepage Limoges en mars 2017 car les municipalités concernées ne s’étaient pas montrées intéressées à acquérir ces écoles pour 1 $. Au départ, les bâtiments étaient respectivement évalués à 351 800$ à Belleterre et à 613 600$ à Fugèreville. Cette évaluation foncière avait par la suite été révisée par la Société québécoise des infrastructures, qui assume la gestion de la vente ou de la construction des édifices publics. La valeur des deux bâtiments avait alors été réduite à 74 300 $.

Plus cher à garder ou à démolir

D’après Joël Fleury, uniquement pour maintenir le chauffage de ces deux bâtiments, il en coûtait autour de 11 000 $ par année à la CSLT. Également, comme il fallait les démolir, s’ils ne trouvaient pas preneur, la décision a été facile à prendre pour les commissaires. «Nous ne nous sommes pas rendus jusqu’à l’appel d’offre pour la démolition, mais nous savons que ces coûts auraient facilement pu excéder les 100 000 $, car en plus, les deux bâtiments contenaient de l’amiante.»

Lire aussi : Des plants de pot remplaceront les écoliers à Fugèreville

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