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12 Septembre 2018

Thierry de Noncourt - tdenoncourt@lexismedia.ca

«À partir du moment où c’est légal, il faut bien l’autoriser en quelque part»

Consultation publique sur le cannabis

«À partir du moment où c’est légal, il faut bien l’autoriser en quelque part»

©gracieuseté

La Ville de Rouyn-Noranda légiférera sur l’usage du cannabis sur son territoire.

Un peu plus d’une vingtaine de citoyens ont participé à la consultation publique sur le cannabis au Centre de congrès de Rouyn-Noranda, le 11 septembre

Les responsables de la Ville ont présenté l’évolution du travail effectué en lien avec la légalisation prévue pour le 17 octobre. Des zones pour l’établissement d’un comptoir de la Société québécoise du cannabis (SQDC) ont ainsi été identifiées. Ces zones respectent des critères précis, comme être à une distance de plus de 250 pas d’un établissement scolaire ou d’un CPE. Celles-ci sont situées dans le secteur commercial du boulevard Rideau, sur une section de la rue Gamble et dans le secteur de l’ancien Maxi. Des zones agricoles dans des quartiers ruraux ont aussi été identifiées pour la production commerciale de cannabis. 

Peu d’inquiétude 

Même si des citoyens ont exprimé certaines préoccupations, comme celle d’être incommodés par la fumée secondaire, ils n’ont pas semblés inquiets outre mesure. La réglementation pourrait s’apparenter à celle sur le tabac. Comme l’usage du cannabis sera légal à partir du 17 octobre, «la Ville ne peut pas l’interdire sur l’ensemble de son territoire», a expliqué Angèle Tousignant, greffière. 

«À partir du moment où c’est légal, il faut l’autoriser en quelque part», a renchéri Diane Dallaire, mairesse de Rouyn-Noranda. Les citoyens semblaient abonder dans le même sens. «Je ne crois qu’il faille serrer la vis, ce serait contreproductif» a lancé l’un d’eux. Les gens réfléchissaient à savoir s’il fallait autoriser l’usage lors de festivals ou s’il fallait aménager des endroits dédiés à l’usage du cannabis, entre autres choses.  

La Ville a mis un questionnaire à disposition des citoyens et plus d’un millier de personnes y ont répondu.  

Dès le 24 septembre, le conseil municipal adoptera un avis de motion et un projet de règlement et le 15 octobre, ce sera l’adoption finale du règlement. 

Des villes comme Gatineau, Plessisville ou Warwick ont décidé de ne pas restreindre l’usage du cannabis, tandis que d’autres comme La Sarre, Saguenay ou Rosemère l’ont interdit dans tous les endroits publics. Mme Dallaire a déclaré qu’elle aurait aimé que les villes de la région s’entendent sur une réglementation commune pour éviter la confusion. 

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