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17 septembre 2018

Jean-François Vachon - jfvachon@lexismedia.ca

Rouyn-Noranda vu par… Gina Kingsbury

Gina Kingsbury

©Hockey Canada Images

Rouynorandienne de cœur, Gina Kingsbury occupe maintenant les fonctions de directrice des équipes nationales féminines pour Hockey Canada. Médaillée d’or olympique à deux reprises, elle garde un bon souvenir de ses années passées ici.

Un souvenir qui vous rappelle votre enfance et qui est rattaché à Rouyn-Noranda?

Patiner sur le lac Osisko. C’est unique à la Ville d’avoir un lac au milieu de la ville. Il y a aussi le fait de jouer au hockey dans la rue. Pour moi, ce sont les premiers souvenirs qui me reviennent. Tout comme mon séjour dans le hockey mineur qui m’a permis de réaliser mes rêves. Il n’y a pas beaucoup d’endroits où j’aurais pu avoir le support qu’on m’a offert. J’ai aussi eu de très bons entraîneurs qui ont cru en moi et qui ont vu un futur en moi. Si je suis devenue une joueuse d’élite, c’est parce que j’ai eu une bonne base.

Quelque chose ou un moment que vous aimeriez revivre à Rouyn-Noranda?

Il n’y a pas vraiment juste un moment. Je voudrais tout simplement revivre mon enfance. On était jeune et on jouait au hockey dans la rue dehors, peu importe la température. Il pouvait faire -30 et ça ne nous dérangeait pas. Il n’y avait pas de iPad ou de jeux vidéos. On était dehors et on jouait pour le plaisir de jouer au hockey.

Un personnage marquant de Rouyn-Noranda?

Il y avait beaucoup de camps de hockey où des joueurs professionnels venaient à Rouyn-Noranda. Pour moi, Sébastien Bordeleau est quelqu’un qui m’a marqué. Ce qui est spécial, c’est qu’aujourd’hui, il travaille comme entraîneur d’habiletés pour Hockey Canada. Ça démontre à quel point le monde est petit parce que c’est un joueur que j’ai idolâtré et avec qui je travaille maintenant.

Une autre des personnes marquantes fut Martin Paquette. J’arrivais bantam, le niveau où le full-contact commence. J’ai eu un bon camp, mais je n’étais pas dominante. Il m’a pris quand même alors que certains entraîneurs m’auraient possiblement coupé parce que j’étais une fille. Il m’a dit qu’il me choisissait parce qu’il voyait un grand futur en moi et qu’il allait m’aider. Encore aujourd’hui, ça reste un moment marquant. Je ne sais pas si Martin s’en souvient, mais ce fut vraiment un geste qui a fait la différence.

Un endroit favori à Rouyn-Noranda?

Le chalet de mon frère au lac Kanasuta.

Qu’est-ce qui fait la réputation de Rouyn-Noranda?

Pour moi, Rouyn-Noranda est quand même une ville assez grande avec ses 45 000 habitants, mais on se sent comme dans une petite ville. Les gens sont proches, amicaux entre eux. On a un peu les avantages d’une ville de taille moyenne, avec les infrastructures en place, mais avec le sentiment d’être dans une petite ville. C’est le meilleur des deux mondes. On se sent bien et on ne manque de rien. Il y a beaucoup d’opportunité à saisir.

Votre resto favori à Rouyn-Noranda?

Il y a vraiment beaucoup de bons restaurants à Rouyn-Noranda. Je dirais le Moulin Noir.

Quel est le secret le mieux gardé à Rouyn-Noranda?

Le nombre de joueurs de la Ligue nationale de hockey qui viennent de Rouyn-Noranda. La liste est impressionnante et on ne pourrait pas croire. Quand j’en parle, les gens ne me croient pas. Il y a une grande histoire du hockey ici. Peu de villes peuvent dire cela.

De plus, un bon nombre d’athlètes ont grandi à Rouyn-Noranda. On peut penser à Christine Girard ou Denyse Julien par exemple.

Le sportif que vous appréciez le plus à Rouyn-Noranda?

 Pierre Turgeon a été une de mes idoles, mais quand je vois ce que Christine Girard a accompli, je crois qu’elle mérite énormément de reconnaissance. J’étais à Londres quand elle a gagné sa médaille. On avait parlé de son sport, de comment c’était et du fait que plusieurs des filles étaient dopées alors qu’elle était clean.

De voir qu’elle recevra une médaille d’or, c’est exceptionnel. Son sport, l’haltérophilie, n’a pas été souvent dans les highlights. Christine Girard est quand même une des femmes les plus fortes au monde. Je suis vraiment fière de pouvoir dire que je viens de la même ville qu’elle.

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