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12 janvier 2019

Dominic Chamberland - dchamberland@lexismedia.ca

Un trio qui a transformé les Astrelles du basketball

Trio Basketteuses

©Photos Dominic Chamberland - Montage Pierre-Olivier Poulin

L'arrivée simultanée de Jasmine Genesse (photo du haut), Éléonore Roy (à gauche) et Jade Lavoie (à droite) a complètement changé la face des Astrelles du Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue.

Si trois joueuses ne font pas une équipe, elles peuvent la transformer radicalement.

Ce n’est pas un hasard si les Astrelles du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue se battent pour le championnat de leur section et qu’elles sont toujours invaincues cette année dans la ligue collégiale de basketball féminin. L’arrivée simultanée et inespérée de trois joueuses dominantes qui poursuivaient leur carrière à «l’étranger» – Éléonore Roy, Jasmine Genesse et Jade Lavoie – a complètement changé la face de l’équipe régionale.

Après avoir raté les séries avec un dossier de 7-9 l’an passé, les Astrelles montrent présentement une fiche parfaite de 6-0, ce qui leur permet de partager le 1er rang avec Édouard-Montpetit dans la section B de la conférence Sud-Ouest. Et d’aspirer au championnat de la ligue et même à une participation au championnat provincial division 2 (anciennement AA).

Jasmine et Éléonore – de grandes attaquantes à la fois habiles, intenses, rapides et athlétiques – occupent les 2e et 3e rangs des marqueuses de la section B (avec des moyennes d’un peu plus de 21 points par match), tandis que Jade (auteure de 39 points en 6 parties) s’impose au poste de garde par son intensité, son jeu en défense, ses talents de passeuse et son leadership.

«Leur arrivée a été un vrai cadeau du ciel pour notre programme, surtout que ce n’était pas prévu», souligne l’entraîneur-chef des Astrelles, Pier-Alexandre Turcotte.

Concours de circonstances

C’est par un heureux concours de circonstances que Jasmine Genesse, Éléonore Roy et Jade Lavoie, trois produits du Kodiak d’Amos au niveau secondaire, sont revenues en Abitibi pour se retrouver chez les Astrelles cette année, après un séjour à l’extérieur de la région.

Jade, co-capitaine de l’équipe avec Enrika Brière, avait tenté sa chance en section A de la division 2 chez les Griffons du Cégep de l’Outaouais, tout comme Éléonore (qui a aussi fait un séjour au Cégep Montmorency de Laval), tandis que Jasmine a joué pour Ste-Foy en division 1 (la ligue provinciale AAA).

«Comme la coche entre la section A et la section B n’est pas tant différente, j’ai décidé de revenir ici pour étudier chez moi et retrouver la gang, indique Jade Lavoie (qui avait terminé la dernière saison avec les Astrelles). J’ai une belle complicité avec les filles, dont Éléonore, avec qui je joue au basket depuis la 6e année.»

«Je suis revenue parce que je m’ennuyais», confie pour sa part Jasmine Genesse, une athlète originaire de La Sarre qui allait être recrutée par le Mouvement Kodiak.

«Un gros défi»

Les trois joueuses étoiles ont profité de l’entrevue pour lancer un message aux jeunes qui pratiquent le basketball dans les différentes écoles secondaires de la région.

«L’un de nos objectifs est d’inciter les jeunes à rester en Abitibi au lieu d’aller jouer à l’extérieur (une fois rendus au collégial), signale Éléonore. On veut faire en sorte que l’équipe (des Astrelles) soit bonne tout le temps. Avec une bonne équipe, les Astrelles vont attirer assez de filles pour avoir une relève de qualité année après année.»

«Nous voulons montrer que l’Abitibi est capable d’avoir une bonne équipe collégiale et notre but est de l’aider à monter de division, rajoutent Jade et Jasmine. C’est un gros défi, mais avec les bonnes joueuses travaillantes qu’il y a ici et notre super esprit d’équipe, on peut le faire et surprendre tout le monde. Nous avons gagné des gros matchs qui nous donnent confiance», affirment-elles avec Éléonore.

 

CONTRAINTE À LA RETRAITE AVANT SES 20 ANS

(D. Chamberland) – Pour Éléonore Roy, c’est la passion du basketball ainsi que la présence de Jasmine Genesse, Jade Lavoie et de quelques autres qui l’ont poussée à se joindre aux Astrelles, elle qui n’avait pratiquement pas joué ces deux dernières années à cause d’une série de commotions cérébrales.

Le fructueux retour au jeu d’Éléonore n’aura malheureusement duré que six parties, elle qui a subi une cinquième commotion lors du dernier match régulier des Astrelles, le 18 novembre à Montréal (contre Marianopolis). Avant même ses 20 ans, Éléonore doit donc faire une croix sur le basketball. «J’avais pris une pause d’un an après ma quatrième commotion et j’étais tellement contente de recommencer, raconte-t-elle.

«Ça m’attriste beaucoup d’être obligée d’arrêter le basket, surtout que je me sentais super bien dans cette équipe, c’est la plus belle gang pour laquelle j’ai joué, renchérit Éléonore. Ce sport est ma passion et je vais vraiment m’ennuyer de l’action. C’est comme une peine d’amour, mais là, ça va! Et quand bien même je serais tentée par un autre retour, il faudrait oublier ça car mes parents, les docteurs et les entraîneurs de l’équipe ne me laisseraient pas faire… Je dois penser à ma santé et me concentrer sur les études, mais je veux rester dans le basket comme ‘’coach’’», défile-t-elle.

«C’est vraiment plate pour Éléonore comme pour l’équipe, d’autant plus que la commotion est survenue à cause d’une malchance (un coup de coude accidentel) et non par imprudence de sa part, reprend l’entraîneur Turcotte. Mais c’est une super coéquipière; elle reste au sein de l’équipe, elle sera présente aux matchs et elle va continuer à voyager avec nous», signale-t-il.

Objectifs inchangés

Malgré la perte d’une joueuse d’impact telle Éléonore Roy, les Astrelles gardent le cap sur leurs objectifs, soit de terminer au moins parmi les deux premiers de leur section (pour disputer le match de barrage à domicile) et de participer au championnat de conférence.

«C’est dur, mais on reste confiants en notre équipe, on ne tourne pas ça au dramatique, les filles vont continuer à travailler fort, soutient Pier-Alexandre Turcotte. C’est évident qu’offensivement, une fille comme Éléonore est difficile à remplacer. Sauf que c’est possible de palier à la situation; nous aurons quelques ajustements à faire et Jade Lavoie, par exemple, aura un rôle plus offensif», fait-il part.

 

DE RETOUR EN ACTION

Après la longue pause des Fêtes, les Astrelles du basketball renouent avec l’action ce week-end en disputant un tournoi collégial au Cégep Édouard-Montpetit de Longueuil. Elles reprendront le collier dans la ligue collégiale avec un programme double à domicile face aux Cheminots de St-Jérôme, le 2 février à Rouyn-Noranda et le 3 février à Amos. Le championnat de la section B risque fort de se jouer les 23 et 24 février à Longueuil, alors que les Astrelles et les Lynx du Cégep Édouard-Montpetit se livreront une série de deux matchs.

DES JOUEUSES PRÉCISES

Des joueuses des Astrelles occupent les deux premiers échelons de la section B au chapitre des lancers francs, soit Éléonore Roy, dans une classe à part avec son taux de réussite de 85,7% (12 en 14), et Apatcho Marie-Oriane Kone, avec 75% (9 en 12). Catherine Van Doesburg est une autre porte-couleurs de l’équipe abitibienne qui connaît une saison intéressante en offensive, avec une moyenne de 10,2 points par match, tout près du top 10 de la division B. Elle revendique notamment des matchs de 14 et de 17 points en première moitié de saison.

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