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25 janvier 2019

Lucie Charest - lcharest@lexismedia.ca

Registre des armes à feu: le Centre de femmes du Témiscamingue refuse de prendre position

Registre armes à feu

©L’Éclat/Le Citoyen – Archives - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Selon le Centre de femmes du Témiscamingue, les carabines et les fusils de chasse seraient plus souvent utilisés lors d’homicides conjugaux pour la simple raison que les armes d’épaule sont plus présentes dans les foyers.

Le 22 janvier, le Centre de femmes du Témiscamingue invitait, sur sa page Facebook, les Témiscamiennes à prendre part à une discussion sur le Registre des armes à feu. Ce faisant, le collectif a indiqué qu’il ne prendra pas position dans ce dossier pour le moment.

Le 22 janvier, le Centre de femmes du Témiscamingue invitait, sur sa page Facebook, les Témiscamiennes à prendre part à une discussion sur le Registre des armes à feu. Ce faisant, le collectif a indiqué qu’il ne prendra pas position dans ce dossier pour le moment.

Cette invitation a été publiée pratiquement au même moment où le Regroupement des femmes de l’Abitibi-Témiscamingue (RFAT)  se positionnait en faveur du Registre des armes à feu, en collaboration avec la Maison d’hébergement L’Équinoxe et la Maison d’hébergement Alternative pour Elles.

Chiffres à l’appui

«Des statistiques éloquentes démontrent que depuis la mise en place de lois plus sévères sur les armes à feu, adoptées en 1977, 1991 et 1995, le nombre de femmes tuées par arme à feu au pays est passé de 74 en 1989 à 32 en 2005, peut-on lire dans le communiqué diffusé le 23 janvier par le RFAT. Entre 1991 et 2010, le nombre de femmes tuées par un partenaire intime a diminué de 61 % au Canada. Ces lois ont eu une incidence directe sur le nombre total d’homicides. D’ailleurs, le fait d’enregistrer une arme à feu sans restriction ne limite aucunement son propriétaire dans son utilisation légitime.»

Des données similaires sont recensées dans le mémoire, recommandant l’adoption de la Loi 64, déposé par la Fédération des femmes du Québec lors des consultations tenues en 2016.

«La preuve est faite depuis longtemps que la possession d’armes à feu est un facteur de risque important dans les cas d’homicides conjugaux et de filicides. Au Québec, entre 1997-2006, les armes à feu ont été utilisées dans 32 % des cas d’homicides conjugaux et au Canada, entre 2000-2009, dans 23 % de ces homicides», a-t-on souligné dans le mémoire déposé en avril 2016.

Efficacité questionnée

Dans son invitation au dialogue, le Centre de femmes du Témiscamingue salue l’aspect positif de la loi canadienne, qui permet de saisir les armes à feu dans des situations de violence conjugale ou d’idées suicidaires, mais soulève du même souffle d’autres questionnements.

«Les carabines et les fusils de chasse sont plus souvent utilisés lors d’homicides conjugaux pour la simple raison que les armes d’épaules sont les plus présentes dans les foyers québécois», peut-on lire.

Enfin, le collectif présente la Loi 64 sur le registre des armes à feu comme un outil de prévention supplémentaire afin d’assurer la sécurité des citoyennes et citoyens. Il propose cependant de se poser certaines questions pour alimenter la discussion sur la légitimité de cette loi: Est-elle vraiment efficace? Nuit-elle aux droits de la personne? Peut-on mesurer l’impact d’une telle loi en matière de violence ou de suicide? Peut-elle amener à sauver des vies?

D’abord un lieu d’échange et de concertation

Pour conclure, le Centre de femmes du Témiscamingue se voit davantage comme un lieu d’échange et de concertation où les femmes peuvent donner leurs avis ou poser des questions. Toutefois, le collectif ne se considère pas comme un spécialiste de ce dossier et n’entend pas être en mesure de répondre à toutes les questions qui pourraient être soulevées.

Dans l’invitation lancée aux femmes, différents mémoires et documents sont mis à leur disposition si elles veulent

en savoir plus avant de se faire une opinion sur ce sujet pour le moins polarisant.

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