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31 janvier 2019

Patrick Rodrigue - prodrigue@lexismedia.ca

Suicide: des améliorations, mais toujours préoccupant

L’Abitibi-Témiscamingue continue d’afficher des taux élevés

Suicide_depression

©Archives

Même si le portrait relatif au taux de suicide s’est amélioré en Abitibi-Témiscamingue, l’ampleur du problème demeure préoccupante.

Bien que le suicide ait atteint son plus bas taux des dernières années en Abitibi-Témiscamingue, la région continue d’afficher un des résultats les plus préoccupants du Québec.

Dans le cadre de la 29e Semaine de prévention du suicide, qui se déroulera du 3 au 9 février, l’Association québécoise de prévention du suicide a publié les plus récentes données sur le suicide, analysées par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), en collaboration avec le Bureau du coroner. Celles-ci concernent 2016, année la plus récente pour laquelle les données sont disponibles.

Nette amélioration

Il ressort ainsi que pour 2016, l’Abitibi-Témiscamingue a enregistré 30 décès par suicide, ce qui correspond à un taux de 20,4 suicides par 100 000 personnes. Il s’agit du plus bas taux depuis 2011 et d’une nette amélioration par rapport à 2015, où la région avait affiché un taux de suicide de 25,2. Il s’agissait alors de la pire année de la décennie. L’année 2016 est aussi celle avec le plus bas nombre de suicides, soit 30. Depuis 2011, celui-ci variait de 32 à 36.

La situation demeure préoccupante

Malgré ces données encourageantes, l’Abitibi-Témiscamingue continue cependant d’afficher un des portraits les plus préoccupants à l’échelle du Québec. Son taux de suicide de 20,4 en 2016 la place ainsi au deuxième rang des régions, suivie de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (18,1), de Chaudière-Appalaches (16,2) et de la Mauricie/Centre-du-Québec (16,1). La région dépassait aussi nettement la moyenne québécoise, dont le taux de suicide était de 12,1 en 2016.

Seul le Nunavik présente un portrait plus préoccupant que l’Abitibi-Témiscamingue, alors que les 18 suicides enregistrés en 2016 pour une population de seulement 13 000 individus se sont traduits par un taux inquiétant de 113,1 suicides par 100 000 personnes.

Les milieux défavorisés plus sensibles

Dans son analyse, l’INSPQ note aussi sans réelle surprise que, peu importe la région, les personnes qui vivent dans des milieux défavorisés, autant sur le plan social que matériel, sont plus susceptibles de s’enlever la vie que les autres. Ce phénomène, qui s’observe aussi bien chez les femmes que chez les hommes, démontre qu’en dépit de toutes les mesures mises en place pour réduire de manière encore plus importante le taux de suicide, les populations les plus vulnérables manquent de mesures ciblées.

«N’attendons pas que les personnes en détresse et davantage défavorisées viennent vers les ressources d’aide. Allons à leur devant en développant des ressources qui vont vers ces populations», a fait valoir l’ambassadrice québécoise de la Semaine de prévention du suicide et professeure de psychologie à l’UQAM, Janie Houle, par voie de communiqué.

Toute personne qui a besoin d’aide pour elle ou pour un proche peut contacter la Ligne québécoise de prévention du suicide, au 1-866-277-3553. Le site www.commentparlerdusuicide.com est aussi disponible pour outiller les gens qui souhaitent en parler.

Nombre et taux de suicide en Abitibi-Témiscamingue

Année Nombre Taux
2011 36 24,6
2012 35 24,5
2013 32 21,1
2014 34 24,6
2015 36 25,2
2016 30 20,4

Source: Ministère de la Santé et des Services sociaux

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