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04 février 2019

Martin Guindon - mguindon@lexismedia.ca

Registre des armes à feu: Amos réclame un moratoire

chasseur perdu

©Photo Courtoisie

Les propriétaires d'armes à feu sans restriction avaient techniquement jusqu'au 29 janvier pour les enregistrer, mais ils peuvent encore le faire.

MUNICIPAL. En appui aux MRC de Témiscamingue et d’Abitibi, la Ville d’Amos réclame à son tour un moratoire d’un an sur l’obligation d’immatriculer au Québec toute arme à feu sans restriction.

Le conseil municipal a adopté une résolution en ce sens lors de sa séance du 4 février. Plus d’une vingtaine de propriétaires d’armes à feu lui avait demandé de prendre position dans ce controversé dossier lors de la séance précédente, le 21 janvier.

«Il n’était pas question pour le conseil de prendre une décision sur le banc. On les a écoutés, on a fait nos devoirs et nous adoptons cette résolution ce soir. Il est important de préciser qu’on n’encourage aucunement la désobéissance civile. La Loi est en vigueur et chacun doit la respecter», a rappelé le maire suppléant Pierre Deshaies en entrevue.

Court délai

La résolution proposée par la conseillère Nathalie Michaud et adoptée à l’unanimité rappelle les «différences fondamentales entre les milieux ruraux et urbains en matière de comportement et d’inquiétudes face aux armes à feu».

Elle prend aussi acte des assouplissements proposés par la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, le 23 janvier, mais souligne le délai minime entre les modifications au processus d’enregistrement et la date limite d’inscription (29 janvier). «La date limite d’inscription au registre est dépassée et la majorité des propriétaires d’armes à feu est en infraction», a souligné Mme Michaud.

Consultations publiques

En plus de demander un moratoire d’un an au gouvernement du Québec, la Ville d’Amos l’invite, tout comme les MRC de Témiscamingue et d’Abitibi, à tenir des consultations publiques élargies sur les mesures sécuritaires ainsi que les mécanismes de prévention et de sécurité en matière d’armes à feu. Elles «permettront aussi de mettre en lumière et considérer les réalités rurales et régionales», précise la résolution.

 

Les assouplissements proposés

Le 23 janvier, la ministre de la Sécurité publique Geneviève Guilbault a proposé certaines modifications visant à «rendre le processus d’enregistrement des armes plus convivial et efficace».

D’abord, Québec entend modifier l’obligation d’aviser le service d’immatriculation lorsqu’on déplace une arme pendant 15 jours ou plus. Les propriétaires de carabines et de fusils de chasse n’auront plus à fournir des informations sur la longueur du canon ni un numéro d’immatriculation. Seul le numéro de série de l’arme sera requis pour l’enregistrer. Ces modifications ne sont toutefois pas encore entrées en vigueur.

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