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12 février 2019

Dominic Chamberland - dchamberland@lexismedia.ca

Incendie de L’Étoile du Nord: une première journée bien remplie au procès Plourde

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©Photo - Archives

Le contraire aurait été étonnant. Une journée d’audience n’aura pas été suffisante pour compléter le procès pour incendie criminel de Marie-Lyne Plourde, procès qui s’ouvrait mardi au palais de justice de Val-d’Or, sept mois plus tard que prévu en raison de l’état de santé de l’accusée.

Mme Plourde, 61 ans, est accusée d’avoir comploté avec son frère Stéphane pour provoquer l’incendie qui a rasé, en mai 2003, le restaurant L’Étoile du Nord de Louvicourt, lequel était le concurrent du restaurant L’Orée-des-Bois, propriété de la dame à l’époque (rappelons que Stéphane Plourde a été acquitté de la même accusation l’été dernier à la suite d’un procès d’une journée et demie).

Se déroulant devant la juge Denise Descôteaux, de la Cour du Québec, le procès de Marie-Lyne Plourde doit reprendre vendredi matin avec le contre-interrogatoire du sergent-enquêteur François St-Amant par l’avocat de la défense, Me Pascal Jolicoeur, dans le cadre d’un débat de droit sur l’admissibilité en preuve d’une déclaration incriminante de l’accusée à la Sûreté du Québec en avril 2013, presque 10 ans après les faits.

La journée de mardi s’est terminée avec l’interrogatoire du sergent St-Amant par le procureur de la Couronne, Me Nicolas Bigué, ainsi que la diffusion en cour d’une vidéo sur laquelle l’accusée reconnaît, dans une déclaration assermentée à la police qu’elle a faite et signée librement, avoir donné 1000 $ comptants à son frère quand elle a constaté qu’il avait réglé son problème en éliminant un compétiteur (L’Étoile du Nord).

«J’espère que je n’irai pas en prison», dit Mme Plourde sur la vidéo.

Un témoin «cuisiné»

Le vrai début du procès a été longuement retardé, mardi matin, quand il a fallu une heure et quart à l’accusée, plutôt confuse, pour compléter une formalité qui prend habituellement cinq minutes ou moins, à savoir les admissions.

Un premier témoin a ensuite été convoqué, soit une ancienne employée de Marie-Lyne Plourde à L’Orée-des-Bois, qui a mentionné au tribunal que sa patronne lui avait confié, lors d’une soirée de l’hiver 2006-2007, être derrière le feu de L’Étoile du Nord et qu’elle avait «recruté des gens pour faire le boulot».

Un deuxième témoin a ensuite été convoqué à la barre, soit un homme qui effectuait divers travaux ménagers au chalet de Mme Plourde au cours du printemps et de l’été 2018. D’abord interrogé par Me Bigué, l’homme a soutenu que l’accusée lui a dit, un soir de juillet dernier, avoir mis le feu (à L’Étoile du Nord), «qu’elle était tannée (des procédures judiciaires) et qu’elle voulait se faire passer pour inapte pour la cour».

En contre-interrogatoire, ce même témoin s’est fait «cuisiner» par Me Jolicoeur, celui-ci s'étant employé à miner sa crédibilité en le plaçant devant quelques contradictions dans son témoignage par rapport à des dates et ses déclarations aux policiers.

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