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20 février 2019

Thierry de Noncourt - tdenoncourt@lexismedia.ca

Les Premières Nations font connaitre leur besoins à Ottawa

Premieres nations Abitibi-Temiscamingue Ottawa

©Photo L’Éclat/Le Citoyen – Thierry de Noncourt

Plusieurs représentants des communautés autochtones de la région ont exposé leurs défis et leurs besoins aux élus fédéraux.

Trois élus autochtones étaient présents à Ottawa, le 5 février, lors de la mission politique de l’Abitibi-Témiscamingue, pour faire connaître les enjeux auxquels ils sont confrontés.

Les élus ont parlé de leurs besoin criants, souvent en lien avec la forte natalité dans leurs communautés. «Nous avons besoin d’un complexe sportif. Il y a 800 jeunes de moins de 12 ans dans ma communauté», a expliqué Lucien Wabanonik, conseiller au Conseil de bande de Lac-Simon, en ajoutant que sa communauté compte de nombreuses équipes sportives, mais que les infrastructures sont manquantes. 

François-Philippe Champagne, ministre de l'Infrastructure et des Collectivités a indiqué que les projets d’infrastructures destinés à des bénéficiaires autochtones pouvaient être financés jusqu’à 75 % par le fédéral, mais qu’il fallait d’abord les déposer au niveau provincial pour qu’ils cheminent jusqu’à Ottawa par la suite. 

Faire partie de la solution 

David Kistabish, chef de Pikogan, a fait valoir que les Premières Nations veulent faire partie de la solution après avoir pris la parole dans sa langue maternelle. 

«Hier, on a parlé du manque de main-d’œuvre en région et d’immigration. La main-d’œuvre autochtone n’est pas à négliger; on est là! On est sept communautés sur le territoire de l’Abitibi-Témiscamingue. On est les seuls à ne pas bénéficier de l’effervescence économique. On veut juste prendre part au développement de notre région», a-t-il expliqué. 

Il a ajouté que son peuple avait encore de grandes difficultés à se développer et à occuper sa place en région. 

Steven Caron, du cabinet du ministre des Services aux autochtones, a répondu qu’il fallait que les acteurs régionaux continuent à travailler ensemble. Il a également reconnu que le gouvernement devait fournir des efforts en ce sens. 

Pas de grande entente 

M. Wabanonik a déploré que les Algonquins ne bénéficient pas d’avantages comme les Cris, qui ont signé la Convention de la Baie-James. 

«Pour nous ç’a été dévastateur, c’est l’extinction de nos droits ancestraux. Ça crée beaucoup d’incertitude au niveau des entreprises qui veulent faire affaire avec nous. On veut que nos jeunes aient des opportunités d’emplois bien rémunérés. On a besoin de votre aide», a-t-il lancé. 

Financement en éducation 

Régis Penosway, chef de Kitcisakik, a questionné les responsables gouvernementaux à propos du financement en éducation. Il a mentionné qu’il souhaitait une plus grande reconnaissance de la région envers la présence autochtone, notamment par l’affichage en algonquin. 

«On a toujours fait preuve de collaboration avec nos partenaires et on va continuer, mais nous aussi, on s’attend à ce que nos enjeux soient reconnus», a-t-il déclaré. 

François-Philippe Champagne a plaidé en faveur de l’importance de maintenir l’attention d’Ottawa sur les enjeux de la région.

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