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28 février 2019

Marc-André Gemme - magemme@lexismedia.ca

Rupture en natalité : les élus prennent la parole

Christine Moore CISSSAT natalité

©Photo L'Éclat / Le Citoyen - Marc-André Gemme

Christine Moore en avait long à dire sur la rupture de service en obstétrique.

Lors de la réunion publique organisée par le Centre intégré de santé et des services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue (CISSSAT) le 27 février, la majorité des élus de la MRC étaient présents hormis la députée provinciale d’Abitibi-Ouest.

François Gendron rencontre CISSSAT

©Photo L'Éclat / Le Citoyen - Marc-André Gemme

François Gendron demande des solutions

L’ancien député François Gendron, la députée Christine Moore, le maire de La Sarre, le préfet de la MRC ainsi que plusieurs maires d’Abitibi-Ouest étaient présents pour l’occasion. 

«Je ne suis pas ici pour faire de la politique, mais en tant que citoyen, a affirmé François Gendron. Ce n’est pas d’aujourd’hui que des enfants viennent au monde. Ce n’est pas une spécialité, c’est un service essentiel de proximité. Ce service se doit d’être dispensé dans notre secteur. Il faut trouver une solution.» 

Christine Moore parle en connaissance de cause 

Étant elle-même une infirmière ayant travaillé en natalité à l’hôpital de La Sarre, Christine Moore en avait long à dire sur les problèmes actuels qui touchent l’obstétrique. 

«Un des problèmes récurrents que j’ai vu quand j’allais travailler, c’est le nombre de personnes qui tombent en congé de maladie, a-t-elle raconté. Présentement, on a beaucoup de gens en maladie, pour des raisons souvent liées à la santé mentale ou à l’épuisement, qui ne le seraient pas si elles se sentaient plus considérées, plus impliquées et qu’elles font une différence avec leur travail.»  

Elle reconnaît que le nombre d’infirmières formées pour l’obstétrique à l’hôpital est limité à l’heure actuelle, mais note également que plusieurs autres en ont déjà fait et qui n’auraient pas besoin d’orientation aussi intense que les nouvelles infirmières. «Ces filles-là seraient peut-être intéressées à venir si on leur donnait des conditions qui feraient en sorte que leur intégration se passe bien, a affirmé la députée. C’est sûr qu’en envoyant une infirmière de chirurgie à l’obstétrique, on crée un problème en chirurgie. Ça ne prend que trois jours initier une infirmière à la chirurgie alors que ça prend un mois du côté de la maternité. Donc oui, il y a des solutions à court terme.» 

Elle soutient également que le manque d’infirmières ne devrait pas justifier la fermeture complète du service, puisque l’obstétrique couvre un spectre bien plus large que les accouchements. «C’est aussi un service d’évaluation, a-t-elle souligné. Si je n’avais pas eu accès à ce service d’évaluation, peut-être que je n’aurais pas ma petite Laurence avec moi aujourd’hui parce qu’ils ont trouvé des anomalies et on a dû la sortir par césarienne.» 

Suzanne Blais brille par son absence 

Représentée par son attachée politique et son attaché de presse, Suzanne Blais ne s’est pas présentée lors de l’assemblée puisqu’elle était à Québec. «On a un très bon service d’avion en région, ce n’est pas long revenir ici», a lancé une citoyenne lorsque l’absence de la députée a été mentionnée. «On le sait bien, si c’était une annonce à Amos, elle aurait été là, mais vu que c’est à La Sarre, ce n’est pas assez important pour elle», a crié un autre citoyen. 

Mme Blais a tout de même donné son opinion sur la crise via un communiqué le lendemain de la réunion. 

«J’entends l’inquiétude des citoyennes touchées par cette rupture de service. La situation ne peut pas s’éterniser, a-t-elle fait comprendre dans son communiqué. Je souhaitais connaître le plan d’actions de l’établissement et discuter avec son équipe des solutions qui pourraient être mises en place afin que La Sarre puisse reprendre son service d’obstétrique au plus tôt.» 

 

Inconcevable selon le préfet 

Le préfet de la MRC d’Abitibi-Ouest Jaclin Bégin n’a pas pris la parole lors de l’assemblée, mais a tout de même émis ses commentaires le lendemain dans un communiqué. 

«Il est inconcevable que l’on soit rendu à prendre la décision de fermer un département aussi important que celui de natalité pour un territoire comme le nôtre. L’obstétrique est un service de proximité auquel nous avons droit autant que tous les autres citoyens de la province. Forcer les femmes enceintes à faire 100 kilomètres dans un moment aussi critique qu’un accouchement est inacceptable. Cette fermeture a aussi un impact majeur sur l’attractivité de jeunes familles et de professionnels», a-t-il fait comprendre. 

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