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02 mars 2019

Jean-François Vachon - jfvachon@lexismedia.ca

La LHJMQ exige des modifications aux arénas

Huit points soulevés concernant l’aréna Iamgold

AB-ArenaIamgold

©Photo L’Éclat/Le Citoyen – Anne Blondin

Renové en 2011, l’aréna Iamgold aurait déjà besoin d’améliorations, selon le cahier de charges de la LHJMQ.

La LHJMQ se sert actuellement de sa tournée du 50e pour rencontrer les autorités municipales afin de demander certaines modifications aux différents arénas. À Rouyn-Noranda, huit points semblent poser problème.

Ce n’est cependant pas un sujet nouveau pour le directeur du service des arénas de Rouyn-Noranda, Carl Bergeron. «En novembre 2018, on a reçu le cahier de charges de la LHJMQ, qui a été mis à jour. Ce document exprimait certaines demandes de la Ligue vis-à-vis les arénas et demandait qu’on s’y conforme d’ici 2021», a-t-il fait savoir.

Dans ce document, plusieurs points spécifiques sont mentionnés. «On parle de bandes et de baies vitrées de type Flex, de certaines exigences vis-à-vis l’éclairage, de la grandeur de la patinoire, du nombre de loges ou du nombre de sièges», a énuméré Carl Bergeron.

Huit points

Selon le responsable des arénas de la Ville de Rouyn-Noranda, l’aréna deviendrait non-conforme en 2021 sur huit points. «On parle notamment de la grandeur de la patinoire, de l’emplacement du banc des punitions et des bancs des joueurs, du nombre de sièges et de loges, de l’éclairage, des bandes et des baies vitrées», a-t-il révélé.

«Par exemple, notre éclairage se situe entre 110 et 150 pieds bougie, alors que la LHJMQ demande 160. On n’est pas loin des standards», a-t-il ajouté.

Certains travaux étaient dans les cartons

Certains points étaient déjà dans les cartons de la Ville. «Dans le plan directeur des infrastructures sportives, on savait qu’on devait changer les bandes parce qu’elles arrivent à la fin de leur vie utile. Par contre, on n’avait pas prévu les changer pour le type de bande exigé par la Ligue», a évoqué M. Bergeron.

«On parle d’un coût entre 200 000 $ et 300 000 $ pour de nouvelles bandes. Pour des bandes Flex, les coûts triplent», a ajouté Carl Bergeron.

Et on ne parle pas du coût de la baie vitrée, laquelle est aussi beaucoup plus chère. «L’entretien est également plus coûteux parce que ce type de baie vitrée marque plus facilement. Par exemple, au centre d’entraînement des Canadiens, à Brossard, on met une pellicule par-dessus la baie vitrée au début de la saison et on la retire à Noël. C’est un coût supplémentaire», a-t-il soutenu.

«Une étude est déjà en voie d’être terminée avec différents scénarios pour quantifier les différentes options qui s’offrent à nous» - Carl Bergeron

Des travaux impossibles

Certaines demandes seraient tout simplement impossibles à réaliser à moins d’investir des sommes colossales. Carl Bergeron donne l’exemple de l’agrandissement de la patinoire.

«Pour ajouter 10 pieds, il faut toucher au squelette de l’édifice. Ça veut dire allonger notre dalle de béton d’un côté ou de l’autre. Ensuite, ça veut dire des changements aux bancs des spectateurs parce que certains ne pourront plus voir le but. Et ça veut dire de déplacer le tableau indicateur. Bref, le coût devient astronomique très rapidement et ce n’est aucunement envisageable», a-t-il signalé.

«Pour moi, on peut vivre avec les dix pieds manquants et avec les sièges et les loges manquantes. De plus, si c’était faisable, les travaux auraient été réalisés lors des rénovations de l’aréna en 2011», a-t-il ajouté.

Au devant

La Ville a cependant pris les devants dès qu’elle a reçu le cahier de charges au mois de novembre. «Une étude est déjà en voie d’être terminée avec différents scénarios pour quantifier les différentes options qui s’offrent à nous», a fait savoir M. Bergeron.

Ce document permettra au conseil de prendre les meilleures décisions. «Chacune des options sera chiffrée. On a pris les devants parce que c’est un gros bateau et qu’on ne voulait pas devoir faire les mêmes études plus tard. Il reste que ce sera au conseil municipal de prendre les meilleures décisions pour les payeurs de taxes», a mentionné Carl Bergeron.

Aucune décision de la part de la Ville

La Ville de Rouyn-Noranda n’a pas décidé si elle procéderait aux différents travaux. La conseillère en communications Anne-Marie Nadeau a confirmé que le conseil n’avait pas encore discuté du dossier, mais qu’il serait sous peu à l’ordre du jour. Il faut savoir que la Ville a plusieurs autres dossiers plus prioritaires que l’investissement dans l’aréna Iamgold, qui a été rénové récemment. Le dossier du complexe multisport arrive en tête de liste.

 

Une priorisation

Le responsable du service des arénas s’attend à ce que la LHJMQ priorise certaines choses. «Quand je regarde ce que Gilles Courteau a dit ailleurs, on voit qu’il se concentre seulement sur certains points. On a hâte de s’asseoir avec lui pour voir ce qu’il demande», a soutenu Carl Bergeron. Ce dernier s’attend aussi que la LHJMQ joue un rôle. «Je sens que la Ligue veut s’impliquer dans les différentes entrevues qu’elle a données. On verra ce qu’elle a à offrir», a-t-il indiqué.

 

Une date butoir pas vraiment butoir

Pour Carl Bergeron, il est peu probable que tous les arénas soient conformes d’ici 2021. «Actuellement, il y a Québec, Moncton, Halifax et Gatineau qui le sont. Ça veut dire qu’il y a 14 équipes qui ne sont pas conformes. Ce serait étonnant que des travaux aient lieux cet été dans un des autres arénas de la ligue», a-t-il évoqué.

«Quand on a fait les rénovations à l’aréna, ici, à Val-d’Or ou même à Halifax cette année, on avait amorcé la saison à domicile seulement en octobre. Je verrais mal 14 arénas en rénovation durant la même année», a-t-il ajouté.

 

Tout est étudié

Même si certaines demandes semblent tirées par les cheveux et un peu farfelues, comme celles d’avoir les bancs des joueurs du même côté, les autorités municipales les étudient. «Ce sont des choses qui sont possibles. Si on change les bandes, rendu là, on va se conformer. D’après moi, on pourrait réussir à placer les deux bancs du côté où le banc des Huskies se trouve déjà en déplaçant les bancs des punitions de l’autre côté. C’est faisable, mais ça dépend toujours des coûts associés. Bref, toutes les options sont étudiées. On essaie de se faire une tête», a mentionné Carl Bergeron.

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