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06 mars 2019

Martin Guindon - mguindon@lexismedia.ca

Les dossiers forestiers préoccupent Unifor

Caribous, taxes sur le bois d’œuvre et élections fédérales

Renaud Gagné Unifor

©Martin Guindon - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Renaud Gagné, directeur québécois d’Unifor, lors de son passage à Amos.

FORÊT. Impacts de la protection des caribous et taxes américaines sur le bois d’œuvre dans un contexte d’élections fédérales… les dossiers forestiers sont au cœur des préoccupations de Renaud Gagné, directeur québécois d’Unifor, dont la tournée annuelle s’est arrêtée dans la région le 5 mars.

De passage à Amos où il a rencontré une vingtaine de membres des sections locales de l’Abitibi-Témiscamingue, Renaud Gagné est revenu à la charge dans le dossier de la protection du caribou forestier et de ses impacts sur l’emploi dans le secteur forestier.

«On fait présentement circuler une pétition qui demande un moratoire avant de prendre des décisions dans ce dossier. Le fédéral met de la pression, alors qu’il devait légiférer en octobre dernier pour limiter à 35 % les perturbations dans la récolte dans le but de protéger les caribous forestiers. Si cette mesure était retenue, il y aurait des milliers d’emplois perdus», a rappelé d’entrée de jeu le directeur québécois d’Unifor.

Des études scientifiques

Selon lui, il faudrait d’abord plus d’études scientifiques, notamment dans les secteurs où il n’y a pas d’exploitation forestière. «Pourquoi est-ce qu’à la rivière aux Feuilles ou à la rivière George il y avait 800 000 caribous et qu’il n’en reste plus que 200 000? Qu’est-ce qui explique cette baisse, alors qu’il n’y a pas d’exploitation forestière dans ces secteurs? Pendant ce temps, on a vu une augmentation des cheptels plus au sud. Il faut un moratoire et des études. Si on prend la décision de fermer un grand territoire pour protéger le caribou, il ne faut pas oublier que 100 000 mètres cubes égalent 300 jobs», a-t-il évoqué.

Advenant que les études démontrent que de telles actions soient nécessaires pour protéger le caribou, les paliers de gouvernement devront mettre en place des mesures de transition pour les communautés et travailleurs touchés.

En campagne électorale

Ce dossier fera partie de ceux qui seront abordés avec le ministre des Forêts Pierre Dufour, lors d’une rencontre prévue à Québec le 21 mars. Il ressortira aussi lors de la campagne électorale fédérale, tout comme celui des négociations du conflit du bois d’œuvre avec les Américains.

«Que pense Andrew Scheer (Parti conservateur) du caribou forestier? Il va faire quoi, s’il prend le pouvoir? Et dans le dossier du conflit du bois d’œuvre? La dernière fois, Harper a laissé 1 milliard $ sur la table. Est-ce qu’on sera de nouveau sacrifié? Si le Canada signe une entente à 28 % de la capacité qu’on peut exporter aux États-Unis, ce sont 14 scieries qui vont fermer au Québec et en Ontario. On a beaucoup intérêt à se mobiliser», a-t-il prévenu.

La capacité de production se situe en ce moment à 31 %. Le premier ministre Justin Trudeau s’est déjà engagé à ne pas accepter rien en bas de 30 %. «On pourrait vivre avec 30 %, avec les aires protégées qui doivent passer de 12 à 17 % d’ici 2020, c’est clair que ça va affecter la possibilité forestière», a précisé Renaud Gagné en entrevue.

Contrat modèle en forêt

Parmi les autres sujets abordés par le directeur québécois d’Unifor, il y a les négociations du contrat modèle dans le secteur de la forêt en avril. Unifor représente plus de 1500 travailleurs en forêt au Québec, dont en Abitibi-Témiscamingue. «Je n’entrevois pas trop de difficultés, parce qu’en 2014, on a eu le même règlement que les autres secteurs (papier, scieries)», a-t-il fait valoir.

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