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13 mars 2019

Martin Guindon - mguindon@lexismedia.ca

Mindicanna a le vent dans les voiles

Mindicanna Lessard Richard

©gracieuseté

Daniel Lessard et Carl Richard, de Mindicanna.

AFFAIRES. Mindicanna a le vent dans les voiles. Elle multiplie les contrats de consultation avec une trentaine de projets liés à la production du cannabis sous son aile.

L’entreprise amossoise met à profit l’expertise développée par ses cofondateurs Carl Richard et Daniel Lessard pour aider des promoteurs à obtenir un permis auprès de Santé Canada. Elle offre aussi des conseils sur le choix d’équipements, de génétiques, de plan de culture et de marketing ainsi que la formation des employés.

«On accompagne surtout des promoteurs qui souhaitent obtenir des licences de micro-culture, introduites en octobre avec la loi légalisant le cannabis au Canada. C’est un peu l’équivalent des microbrasseries dans la bière. On parle d’une superficie de culture maximale de 200 mètres carrés (2152 pieds carrés), soit l’équivalent d’un court de tennis. Ça permet de rester à échelle humaine, avec 3 à 5 employés, et de conserver un meilleur contrôle de la qualité. C’est plus accessible, puisque ça ne nécessite pas des investissements de plusieurs millions de dollars», fait valoir Carl Richard.

Cinq des six projets

Selon ce dernier, en date du début du mois de janvier, six demandes de micro-licences avaient été déposées à Santé Canada, dont cinq avec l’aide de Mindicanna. En tout, l’entreprise accompagne en ce moment une trentaine de projets, dont quatre à Amos (incluant le sien).

«Notre plus gros problème en ce moment à Amos, c’est le manque de terrains en zone industrielle. On travaille avec la Ville pour voir ce qui peut être fait, sinon ces promoteurs vont devoir s’installer dans d’autres villes», précise Carl Richard.

Mindicanna

©gracieuseté

«Disons que le cannabis du Québec risque d’avoir une saveur abitibienne» - Carl Richard

À Lebel-sur-Quévillon

Tout en offrant ses services de consultation, Mindicanna prépare aussi sa formation destinée aux gens qui travailleront pour des entreprises de production. Elle formera d’ailleurs les employés de l’usine de cannabis médical SiCi Stan, un projet de 20 M $ à Lebel-sur-Quévillon.

«Nous allons aussi superviser la culture en sous-traitance. Nous avons accepté d’être responsables de la production pour les cinq prochaines années», indique Carl Richard.

Par ailleurs, l’entreprise amossoise offrira aussi ses services aux micro-producteurs du Québec en agissant un peu comme un courtier pour approvisionner les transformateurs en matière première.

Équipe en croissance

Mindicanna a récemment embauché une secrétaire-comptable et s’apprête à ajouter un troisième consultant à l’équipe.

«Quand on ajoute les emplois indirects, on fait travailler plus de huit personnes, et ce, sans aucune subvention ni aide extérieure pour le financement. De plus, on fait entrer en Abitibi-Témiscamingue de l’argent de partout au Québec», souligne fièrement Carl Richard, qui a rejoint l’équipe de chroniqueurs du site internet spécialisé Buzznation.ca.

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