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21 mars 2019

Patrick Rodrigue - prodrigue@lexismedia.ca

Le succès de la SPCA d’Abitibi-Ouest la force à déménager

SPCA_LaSarre

©Marc-André Gemme

L’adoption des chiens et des chats va bien, mais les locaux actuels ne répondent plus aux besoins de la SPCA.

Ouverte officiellement depuis moins d’un an, la SPCA d’Abitibi-Ouest connaît un tel succès que ses locaux actuels n’arrivent plus à répondre aux besoins. Elle devrait donc déménager d’ici quelques mois.

L’organisme n’ira pas très loin de son endroit actuel puisqu’il déménagera dans les anciens locaux de la clinique vétérinaire. La maison en question appartient à la Ville de La Sarre, qui a signé un bail de location de trois ans avec la SPCA. Le bail contient une clause d’option d’achat, signifiant que d’ici quelques années, la SPCA pourrait officiellement faire l’acquisition de l’immeuble.

Effet d’entraînement

Alors qu’à leur départ, seulement quelques municipalités, dont La Sarre et Normétal, avaient accepté de signer l’entente, de nombreux autres villages ont récemment conclu ou concluront sous peu un accord avec la SPCA.

«Au départ, les municipalités ne voulaient pas embarquer avec nous, mais après quelques mois d’opération, elles se rendent bien compte qu’on est rendu la seule option valable en Abitibi-Ouest pour faire la gestion des animaux errants», a fait valoir Émilie Cartier-Morissette, responsable des communications de la SPCA d’Abitibi-Ouest.

Un des facteurs qui causait des réticences chez les municipalités vient du fait que la SPCA demande aux villes participantes de modifier leurs règlements concernant la gestion des animaux.

«On inclut notamment une clause pour les animaux dangereux, a souligné Mme Cartier-Morissette. On accepte, par exemple, les pitbulls, mais selon certaines conditions. Certaines municipalités ne sont pas d’accord avec cette clause. On a travaillé avec elles, mais on ne peut pas commencer à faire des règlements uniques à chaque municipalité parce que ça deviendrait trop dur à gérer pour nos inspecteurs.»

Locaux mieux adaptés

«À un moment donné, on avait tellement d’animaux que nos cages d’adoption étaient pleines, a indiqué Émilie Cartier-Morissette. On a un local de quarantaine pour les nouveaux animaux et un local d’isolement pour les animaux malades, mais tout était plein.»

C’est surtout au niveau des chats qu’il y avait un problème puisque les chiens sont assez rapidement adoptés. Depuis qu’ils ont commencé à faire stériliser les chats, le nombre d’adoption à augmenter considérablement et réduit le problème d’espace.

Les nouveaux locaux permettront d’avoir plus d’espace, mais surtout des espaces mieux adaptés aux besoins de la SPCA et des animaux.

«On va avoir de meilleures salles d’isolement et de quarantaine qui vont être plus loin des cages, a détaillé Mme Cartier-Morissette. On va également avoir une salle de visite ou les gens vont pouvoir interagir avec les animaux. Des fois, les gens veulent tester la réaction d’un animal avec les animaux qu’ils ont déjà. Grâce à cette salle, on va pouvoir éviter que des chats partent en famille d’accueil, mais qu’ils reviennent quelques jours plus tard parce qu’ils ne s’entendent pas avec les autres animaux de la famille.»

Accès plus fréquent à un vétérinaire

À l’heure actuelle, la SPCA d’Abitibi-Ouest fait affaire avec un vétérinaire de Lachute, qui vient la voir une fois par deux semaines. «Ce qu’on aimerait mettre en place éventuellement, c’est une clinique de stérilisation à moindres coûts, a expliqué Émilie Cartier-Morissette. Mais pour implanter ça, on doit acheter pour 50 000 $ d’équipements et il nous faut un vétérinaire qui va accepter de passer.»

Donc, rien de certain à ce jour, mais l’équipe travaille fort pour ramener un service de vétérinaire à La Sarre.

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